Alerte à la «maladie du foie gras»

Une nouvelle maladie du foie est en train de devenir un véritable fléau pour la santé publique, dénoncent des experts qui estiment que près d’un Québécois sur quatre en serait atteint. «Ça va être une vraie épidémie bientôt», craint l’hépatologue Giada Sebastiani du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

La maladie du foie gras, ou la stéatose hépatique non alcoolique, est dorénavant la deuxième cause des greffes de foie en Amérique du Nord, et en voie de prendre la tête d’ici 10 ans, soutient la spécialiste.

Cette maladie découverte très récemment survient lorsque la graisse compte pour plus de 5 % du foie. Si rien n’est fait, la stéatose hépatique se développe en cirrhose ou en cancer du foie. À ce stade, les chances de survie sont minces sans une greffe.

Auparavant, les experts associaient uniquement la stéatose à une consommation excessive d’alcool. Mais ces dernières années, les cas ont explosé chez les personnes en surplus de poids.

«[Elle] est la conséquence directe des modes de vie modernes: régime alimentaire non équilibré, riche en sucre et en graisse, et manque d’exercice physique», peut-on lire sur le site de la journée internationale dédiée à cette maladie, qui sera soulignée pour la première fois le 12 juin.

Malbouffe

Aux États-Unis, les experts évaluent que près du tiers des adultes en souffrent. Les mêmes chiffres circulent en Europe, où le foie gras a été surnommé la «maladie de la malbouffe» et les experts tirent la sonnette d’alarme.

Les statistiques seraient sensiblement les mêmes ici, mais les médecins déplorent le manque de sensibilisation et de prévention.

«C’est asymptomatique. Cela survient chez des gens qui ont un excès de poids, donc ce n’est pas leur seul problème de santé et les médecins ne savent pas quoi faire avec ça», explique l’hépatologue Marc Bilodeau, du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

«[Pour traiter], il faut perdre du poids, mais quand ça ne fonctionne pas, il y a peu de chose à offrir», dit-il.

Mais la maladie n’est pas limitée aux obèses. Un simple surplus de poids devient un facteur de risque.

«Comme toutes les maladies du foie, elles évoluent lentement. Elles sont sournoises, parce que le foie va réagir de façon silencieuse et les gens se retrouvent à 60 ans avec une cirrhose», met en garde le Dr Bilodeau.

C’est justement ce que veut éviter Dolores Bertone. Âgée de 58 ans, elle a découvert à sa plus grande surprise il y a deux ans qu’elle avait le foie gras.

«Je ne mange pas très gras, je ne bois pas beaucoup d’alcool», explique-t-elle.

Elle croyait plutôt que son surplus de poids pourrait lui causer du diabète ou de la haute pression, mais pas la stéatose hépatique non alcoolique.

Mais tout n’est pas perdu, selon la Dre Sebastiani. Elle souligne qu’une perte de 10 % de son poids peut faire reculer les dommages au foie.

L’important est d’agir rapidement. Déjà, des foies gras commencent à être observés chez des enfants, remarque-t-elle.

Le ministère de la Santé n’a pas d’informations précises sur cette maladie. Ses données sur les hospitalisations montrent néanmoins que l’an dernier, la stéatose hépatique était la cause principale de 16 hospitalisations et la cause secondaire de près de 10 000 séjours à l’hôpital.

Des symptômes sournois

La plupart des symptômes de la maladie de la malbouffe font souvent croire à d’autres maladies.

Par exemple:

Perte de tonus musculaire

Ecchymoses fréquentes

Perte de poids

Perte d’appétit

Jaunisse

Nausées

Confusion et perte de mémoire

Source: Stanford Health Care et Institut national américain du diabète et des maladies digestives et du foie

Comment est-ce diagnostiqué ?

La maladie du foie gras se détecte habituellement lors d’une prise de sang de routine, d’une échographie ou d’un scan.

Si les enzymes hépatiques sont particulièrement élevées dans le sang, cela devrait semer le doute chez le médecin.

«Le problème, c’est que jusqu’à 79 % des patients atteints de foie gras ont les enzymes hépatiques normales», explique Giada Sebastiani.

La maladie silencieuse peut donc passer sous le radar de la prise de sang. Elle recommande donc que toutes les personnes souffrant de diabète fassent l’objet d’un dépistage par échographie.

 

 

Source: http://www.tvanouvelles.ca/2018/05/15/alerte-a-la-maladie-du-foie-gras

Démystifier une rencontre chez la nutritionniste

Un article écrit par Renée Bazin, Bsc inf., en collaboration avec Mme Julie Bédard, nutritionniste-diététiste chez Nutrisimple.

Santé cardiovasculaire. Cholestérol. Prévention. Bonnes habitudes de vie. Alimentation. Motivation.

 

Ces mots vous parlent? On vous a déjà recommandé un suivi avec une nutritionniste?

Vous hésitez ou encore vous vous posez des questions face à cette option?

Lisez ce qui suit!

 

À la clinique Médicina, les médecins et les infirmières font équipe en matière de prévention pour votre santé. Avant même de songer à introduire de la médication, il est important pour nous de vous offrir toutes les chances d’atteindre une santé optimale. Lorsqu’il est question d’alimentation, nous n’hésitons pas à vous recommander une consultation avec une nutritionniste. Cette spécialiste dans la matière fait partie intégrale de l’équipe multidisciplinaire qui travaillera avec vous, et avec notre entière collaboration. Cette option suscite parfois des hésitations ou des questionnements de la part des patients.

Voici donc une entrevue menée avec une nutritionniste passionnée basée sur les questions les plus fréquemment posées par les patients:

 

1- Comment se déroule généralement une rencontre et en combien de temps?

R : La première rencontre, consacrée à l’évaluation des besoins/habitudes et l’élaboration du plan d’action est d’une durée d’environ 1 heure.  Les suivis sont quant à eux d’environ   20 minutes ou plus, selon les besoins de chacuns.

 

2- Quelle est la différence entre une nutritionniste et une diététiste?

R : Deux titres, mais bel et bien une seule et même profession!  Seuls(es) les membres de l’Ordre Professionnelle des Diététistes du Québec peuvent porter ces titres réservés.

 

 

3- Quels sont les sujets abordés avec les patients?

R : Tellement diversifié! L’écoute des besoins de chacun et leur(s) raison(s) de venir nous consulter nous permet de personnaliser la rencontre et ainsi aborder les sujets les plus pertinents pour susciter l’intérêt et la motivation de chacun. À la base, on revoit bien évidemment l’équilibre des repas, suggérons les meilleures alternatives qui s’offrent à eux, les portions/quantités à ajuster, les habitudes d’hydratation, la régularité des repas, la pertinence d’inclure des collations s’il y a lieu, etc.

Ce qui est moins connu, c’est l’importance qu’on accorde également à tout l’aspect bio-psycho-social que représente l’alimentation pour chacun. Pour plusieurs, l’acte de manger va bien au-delà des connaissances et des besoins physiques et il est primordial d’en tenir compte dans notre approche et nos recommandations.

 

4- Quel est la plus-value, selon vous, d’un suivi avec une nutritionniste?

Les nutritionnistes-diététistes sont les seuls professionnelles de la santé reconnues par le Code des professions comme les spécialistes de la nutrition humaine et de l’alimentation. Au-delà de tout ça, ce qui nous distingue selon moi est non-seulement le bagage scientifique qui sous-tend nos recommandations, mais aussi tout particulièrement le plaisir de bien manger qui nous anime, le large éventail d’idées et de stratégies pour arriver à intégrer les objectifs et surmonter les obstacles, l’importance qu’on accorde à l’alimentation dans toute sa globalité (relation nourriture-émotions-image corporelle…).

 

5- Le client peut-il s’attendre à un plan alimentaire personnalisé à son quotidien lors d’une première rencontre?

R : En partie oui…suite à l’évaluation, on cible dès le départ les changements prioritaires à apporter pour commencer et on expose une vue d’ensemble des aspects à améliorer. Sincèrement, changer ses habitudes est un cheminement qu’on a tout intérêt à explorer graduellement, à son rythme. Il est donc utopique de croire qu’en une rencontre on puisse couvrir les sujets à développer (signaux, fibres, étiquettes, protéines animales/végétales, planification, légumes, grignotage, bons gras, motivation…) et s’armer pour surmonter les nombreux obstacles qui se dressent inévitablement sur le parcours.

 

6- Il y a-t-il nécessairement plusieurs rencontres à prévoir?

R : Il est rare qu’une seule rencontre suffise. Le nombre de rencontres dépendra du besoin et de la volonté de la personne de s’engager dans sa démarche pour atteindre ses objectifs. Un bon suivi à plus long terme signifie un encadrement personnalisé et une source de motivation indéniable car l’envie de retourner aux anciennes habitudes, même inconsciemment, est très forte! Une démarche avec une nutritionniste, c’est choisir un professionnel de votre santé qui croit profondément en votre réussite et fera tout pour vous aider à atteindre vos objectifs

 

 

7- Avez-vous des suggestions de bons choix d’aliments pour un client qui fait face à une dyslipidémie?

R : Effectivement, beaucoup de choix vraiment intéressants s’offrent à ceux et celles qui souhaitent rétablir leur bilan lipidique et améliorer leur santé cardiovasculaire! C’est tout un monde de découverte qui s’offre à eux : Davantage de fibres solubles (avoine, orge, graines de lin moulues, graines de chia, fruits frais, légumineuses…), les choix de bons gras (noix & graines, huile d’olive, poissons gras, avocat…), davantage de protéines végétales (légumineuses, tofu, tempeh, edamame…), etc!

 

 

            En espérant que ces réponses vous éclairent un peu plus! Nous souhaitons également souligner, par cet article, que les nutritionnistes sont des partenaires de choix lorsqu’il est question d’alimentation, entre autres dans le cadre d’un suivi médical.

 

 

Un merci tout spécial à Mme Julie Bédard, membre de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec depuis 2004. Je vous invite d’ailleurs à visiter le site www.nutrisimple.com pour en savoir davantage sur ces professionnels de la santé!

 

Dans le temps des Fêtes, on bouge! Par Renée Bazin, Bsc. Inf.

À l’approche des fêtes, j’ai envie de vous mettre au défi. Un défi santé et rempli de réjouissance tout comme l’ambiance qui règne à cette période de l’année.

Peut-être vous êtes de ceux qui bénéficient de deux semaines de vacances pour fêter Noël et le Jour de l’An? Peut-être vous êtes plus occupés entre boulot et festivités?

Quoi qu’il en soit, je vous mets au défi de BOUGER!

 

En tant que professionnels de la santé, nous avons souvent l’occasion de vous parler d’activité physique et nous le faisons régulièrement, soit lors de vos bilans de santé annuels ou pour renforcer vos bonnes habitudes de vie.

Dans ce billet, j’ai envie plutôt de vous parler d’activité physique comme une invitation, comme un motif de rassemblement, comme un moment pour vous et comme un prétexte pour passer de beaux moments en famille.

 

Je vous invite donc à BOUGER tout simplement…pas de chrono, pas de montre, pas de fréquence cardiaque cible à atteindre, juste bouger pour le plaisir.

 

Comment fait-on? Le mode d’emploi non-scientifique!

 

Première étape : Garder en tête ce défi

 

Dans votre planification du temps temps des fêtes, entre les soirées, les repas copieux, les emplettes et les déplacements, ajoutez le défi de placer une activité physique dans l’horaire. Décidez à l’avance du moment où vous passerez à l’action pour s’assurer de le faire.

 

Deuxième étape : combien de temps doit-on bouger dans la journée?

 

Comme je l’ai mentionné un peu plus haut, ce défi du temps des fêtes se doit de rester simple. Décrocher du quotidien est le but ultime de cette période de l’année, mais cela ne signifie pas de se relâcher et ne rien faire.

Ceci étant dit, sachez que 30 minutes d’activités physiques représentent seulement 2% de votre journée! Il existe plusieurs formules d’entrainement de 10-15-20-30 minutes. À vous de choisir ce qui convient à votre réalité. Il est irréaliste de penser que notre routine d’entrainement sera conservée. On devra adapter nos habitudes et penser que chaque action compte. Au bout de la journée, toutes les actions faites seront cumulées au bénéfice de votre bien-être.

Des exemples :  Prendre les escaliers lors de notre magasinage.

                            Décider de s’entrainer avant de débuter la journée.

                            Faire 10 minutes de velo stationnaire c’est mieux que rien du tout.

                            Lors des journées froides, décider de faire votre entraînement dans le confort de                                        votre salon ou modifier pour une séance de yoga.

                           Pelleter votre entrée.

 

 

Troisième étape : sortez de votre zone de confort.

 

Je vous suggère de profiter de ce temps de vacances pour essayer une nouvelle activité et pourquoi ne pas y faire participer vos enfants, vos invités?

Les enfants sont souvent de bons entraîneurs et vous feront repousser vos limites si vous tentez de les suivre! En prime, vous leur offrez un bel exemple et créez de beaux souvenirs!

 

Quelques idées :

 

  • Marche en plein-air
  • Parcourir les sentiers de raquettes en famille ou en solo
  • Patinage
  • Escalade intérieure
  • Pelleter votre entrée (et celle de votre voisin, pourquoi pas!)
  • Faire un fort ou château en neige
  • Organiser une bataille de boules de neige
  • Yoga
  • Natation
  • Glissade (sans utiliser le remonte-pente bien sûr)
  • Ski
  • S’initier à cours de Zumba
  • Pratiquer des DVD d’entrainement

 

L’idée derrière ce défi est surtout de vous motiver à garder vos habitudes déjà entamées ou amorcer cette bonne habitude de vie. Il est plus facile de recommencer notre routine après coup lorsque l’on a maintenue l’habitude. De plus, cette partie active de votre journée vous énergisera assurément.

Afin de vous aider dans votre défi, je vous invite à imprimer le dessin à la page suivante. Colorier une section à tous les jours est une manière ludique et motivante pour soi et toute la famille si vous souhaitez les faire participer!

 

Je vous souhaite un temps des Fêtes des plus agréables,

Au plaisir de vous revoir en 2018!

 

L’équipe Médicina

Flash sur la vaccination anti-grippale!

La campagne de vaccination anti-grippale s’amorcera bientôt. À chaque année, la composition du vaccin est basée sur les souches virales susceptibles d’éclorent. C’est la raison pour laquelle un vaccin anti-grippal est recommandé à chaque année pour les personnes à risque de présenter des complications.

 

Cette année, le vaccin injectable contient trois souches virales(trivalent) et le vaccin intra-nasal (2-17 ans) en contient 4 (quadrivalent).

 

Pourquoi se faire vacciner contre la grippe?

 

  • Pour éviter de contracter le virus;
  • Pour réduire le risque de complications indésirables et de mortalité reliées à cette infection;
  • Pour protéger les personnes vulnérables autour de vous.

 

La grippe peut entraîner certaines complications :

  • déshydratation due à la transpiration causée par la fièvre;
  • pneumonie;
  • bronchite;
  • sinusite;

Chez les personnes considérées comme plus vulnérables, certaines complications peuvent entraîner l’hospitalisation et même la mort.

Personnes qui ont plus de risques de présenter des complications

Les personnes qui ont plus de risque de présenter des complications sont :

  • les enfants de moins de 5 ans;
  • les personnes atteintes de maladies chroniques;
  • les femmes enceintes;
  • les femmes ayant accouché depuis 4 semaines et moins;
  • les personnes âgées de 65 ans et plus.

1er Novembre 2017

 

Il sera possible pour ceux qui le désirent de prendre rendez-vous à la clinique afin de recevoir le vaccin dès le 1er novembre prochain. Prenez note qu’il faudra jusqu’à 2 semaines pour atteindre l’immunité désirée.

 

L’équipe des infirmières de la clinique Médicina se fera un plaisir de répondre à vos questions à ce sujet.

 

Pour en connaître davantage sur la campagne de vaccination anti-grippale 2017, référez-vous au portail santé-mieux-être du ministère de la santé du Québec.

Source : www.sante.gouv.qc.ca/grippe

 

Bonne saison!

 

 

La gastro-entérite, «les maux qui courent». Par Renée Bazin, infirmière clinicienne

À chaque année vient le temps des « maux qui courent », aussi appelé la gastro. En fait, la gastro-entérite est un virus qui peut survenir à n’importe quel moment, mais plus fréquemment l’automne et l’hiver. Bien connue de tous, les symptômes de la gastro sont ô combien incommodants mais souvent bénins! Les mythes entourant les traitements restent bien ancrés d’une génération à l’autre.

 

Voici un petit guide simple pour une meilleure compréhension de la maladie et des soins à prodiguer.

 

Gastro-entérite Infection virale touchant le système digestif, plus précisément l’estomac et les intestins. L’inflammation causée par le virus engendre les symptômes qui lui sont connus.
Symptômes Nausée et vomissement

Diarrhée

Crampes abdominales

Fièvre

Faiblesse

Maux de tête

Douleurs musculaires

Durée Entre 24 et 72h
Contagion Toute la durée des symptômes et 48h après l’apparition du dernier symptôme.
Mode de transmission Se transmet par contact direct entre personne ou par contact avec des objets contaminés (ex: ustensiles)
Consulter un médecin Si diarrhée sans amélioration après 48h

Si diarrhée ET fièvre (>38 C ou 104 F) pendant plus que 48h.

Vomissement pendant plus que 48h.

Urgence Présence de sang dans les selles ou selles noires.

Diarrhée accompagnée de fortes douleurs abdominales.

Absence d’urine depuis plus de 12h.

Présence de sang ou de selle dans les vomissements.

Diminution de l’état général.

 

S’alimenter et s’hydrater pendant une gastro-entérite

 

Plusieurs mythes persistent autour de ce sujet. L’alimentation pendant la phase aiguë de la maladie doit être progressive et selon tolérance. Il est primordial de miser sur l’hydratation car la complication la plus fréquente chez les gens qui contractent ce virus est la déshydratation. Les vomissements et les diarrhées entrainent une perte importante d’électrolyte, essentiel au bon fonctionnement du corps.

 

Bons Choix Mauvais Choix
Liquides Liquides
  • Pédialyte (enfants)
  • Gastrolyte (adultes)
  • Recette de solution de réhydratation maison

360 mL (12 oz) jus orange non-sucré

600 mL (20 oz) eau bouillie refroidie

2.5 mL (1/2 c. à thé) sel

  • Boisson pour sportif type Gatorade
  • Boisson gazeuse
  • Boisson avec caféine
  • Bouillon ou soupe très salé
Aliments Aliments
  • Pâtes alimentaires
  • Riz
  • Pain
  • Œufs
  • Légumes cuits
  • Fruits frais
  • Fromage et yogourt faible en gras
  • Poisson cuit sans gras
  • Aliments frits ou gras
  • Crème glacée, gelée type jell-O
  • Aliments épicés
  • Charcuterie
  • Fruits séchés
  • Céréales sucrées, chocolat

 

L’alimentation doit se faire progressivement et selon tolérance. Il est préférable d’opter pour plusieurs petits repas contenant des aliments qui se trouve dans le tableau ci-haut.

 

La réhydratation consiste à débuter les liquides LENTEMENT et en PETITE QUANTITÉ (30 mL ou 1 oz) à la fois et augmenter LENTEMENT et PROGRESSIVEMENT.

Pour les bébés allaités, continuez l’allaitement à la demande. Par ailleurs, les enfants peuvent poursuivre leur hydratation avec le lait habituel. On peut offrir leur lait coupé avec le pédialyte, progressivement bien sûr!

 

Sachez que cet article n’est qu’à titre d’information et ne remplace à aucun moment un avis de votre équipe médicale. Pour toutes questions, vous pouvez communiquer avec une infirmière de la clinique ou joindre le 811.

 

Source: http://msss.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/s-alimenter-pendant-une-gastro-enterite
Source image: http://www.eatright.org/resource/health/wellness/preventing-il

A young girl is sick and having her temperature taken.

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Retour à l’école: méfiez-vous des poux! par Renée Bazin, infirmière clinicienne

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Pour plusieurs, le retour à l’école de nos petits poux est un moment bien attendu. Par contre, on redoute tous le moment d’ouvrir le sac d’école et de retrouver une lettre d’alerte aux vrais poux !!!

 

 

Plus scientifiquement appelés Pediculus humanus capitis, les poux existent depuis toujours. Il est bien connu que ces petites « bibittes » se transmettent par contact:

 

  • Habits
  • Brosse à cheveux
  • Tuque/casquette/bandeau à cheveux
  • Col, foulard

 

Les poux ne sont pas dangereux, ils ne transmettent pas de maladie et ne sont pas le résultat d’une mauvaise hygiène. Ce sont de minuscules insectes qui ne volent pas et ne sautent pas comme le croit la pensée populaire.

 

La lente (œuf) est pondue à la base du cheveu, souvent derrière les oreilles et près de la nuque. L’éclosion se produit 5 à 10 jours après la ponte et on doit compter 7 jours pour que les larves atteignent l’âge adulte.

 

 

Au secours, ça pique…quoi faire?

 

D’abord et avant tout, prenez une bonne respiration et évitez de paniquer!

 

Les symptômes: Démangeaisons intenses

Lente (œuf) à 6 mm du cuir chevelu

Rougeur à l’emplacement de chaque nouvelle piqûre.

 

L’examen de la tête: Placer la tête de l’enfant sous une bonne lumière.

Mouiller les cheveux (afin que le peigne glisse facilement)

Séparer les cheveux mèche par mèche à l’aide d’un peigne fin.

Bien observer du front jusqu’à la nuque.

Dès que vous voyer un œuf ou un insecte, cessez l’examen et            optez pour un traitement.

 

*Il est inutile de traiter les autres membres de la famille en prévention. Par contre, un examen de la tête quotidien doit être fait pour toute la famille ou toutes les personnes susceptibles d’avoir été en contact avec la personne infectée. Vous devrez les traiter aux premiers signes.*

 

Pour plus d’information sur les traitements, vous rendre directement à votre pharmacie.

 

Voici également un lien utile où vous trouverez tous les bons conseils concernant les mesures à prendre pour procéder à un bon traitement et un bon nettoyage:

 

www.sante.gouv.qc.ca/probleme-de-sante/poux

 

Bonne rentrée 🙂

 

source image: http://blog.appystore.in/health-wellbeing/5-home-remedies-for-itchy-scalp-in-your-child/

La maladie de Lyme au Québec: quelques précisions

par Renée Bazin, Bsc inf.

tique

Cette maladie, et surtout le mode de transmission de celle-ci, retient beaucoup l’attention du monde médical et même des médias et de la population puisqu’une réelle augmentation des cas contractés au Québec est observée.

 

Qu’est-ce que la maladie de Lyme?

 

La maladie de Lyme est une maladie bactérienne qui touche l’être humain et les animaux. La maladie causée par la bactérie Borrelia burgdorferi s’exprime par une grande diversité de symptômes selon la personne qui en est atteinte et est multi systémique et multi viscéral, c’est-à-dire que les symptômes peuvent toucher plusieurs systèmes ou organes de l’organisme. Il n’existe aucun vaccin pour prévenir cette maladie. Noter bien qu’aucune transmission n’est possible d’humain à humain ou d’animal infecté à humain.

 

Le mode de transmission

 

La maladie de Lyme se transmet par la piqûre d’une tique infectée. La «tique du chevreuil» ou la «tique à pattes noires» est la seule espèce à pouvoir transmettre la bactérie responsable de cette maladie au Québec.

 

On retrouve cet espèce dans les forêts, les sous-bois et les herbes hautes. La tique ne saute pas et ne se laisse pas tomber. Elle s’accroche à l’humain lorsque celui-ci frôle la végétation. Le temps de contact sera déterminant dans la contraction de l’infection. Le risque de contracter la maladie est faible si la tique reste accrochée moins de 24h. Par contre, les risques augmentent considérablement lorsque le contact va au-delà de 48h. Prendre note que la tique se nourrie du sang humain pendant 24 à 48h avant de se laisser tomber.

 

Surveillance des tiques au Québec

 

L’Institut Nationale de santé publique du Québec (INSPQ) effectue de la surveillance des tiques et répertorie les cas déclarés de maladie de Lyme au Québec. Ainsi l’INSPQ travaille depuis 2014 à coordonner un programme de surveillance afin d’identifier les lieux plus à risque et de déterminer les mesures préventives à appliquer.

 

Voici les régions où les personnes sont plus susceptibles d’être en contact avec une tique infectée: une grande partie de la Montérégie, le nord et l’ouest de l’Estrie, le sud-ouest de la région Mauricie-et-Centre-du-Québec et le sud-ouest de l’Outaouais.

 

Observations à faire

 

Les symptômes de la maladie apparaissent dans les 3 à 30 jours suivant une morsure de tique infectée.

 

  • Érythème migrant: 70 à 80% des personnes infectées présentent une rougeur qui s’agrandit autour du site de la piqûre. Indolore et ayant un diamètre de plus de 5 cm et persistant au-delà de 3 jours;
  • Raideur à la nuque;
  • Douleurs musculaires et aux articulations;
  • Maux de tête;
  • Fièvre

 

Lors d’une consultation médicale, précisez à votre équipe de soins la région que vous avez visité, les symptômes que vous présentez et le nombre de jours passés depuis votre piqûre de tique ainsi que les zones affectées par les piqûres.

Le traitement sera alors précisé par votre médecin.

 

UNE TIQUE, DES SOINS

 

  1. Retirez la tique aussitôt vue.
  2. Utilisez une pince (évitez d’utiliser vos doigts ou vos ongles). Saisir la tique le plus près de la peau, sans presser l’abdomen, et tirer FERMEMENT.
  3. Garder la tique dans un contenant hermétique, tel un contenant de médicament vide, et amener le contenant à votre équipe médicale pour des fins d’analyse.
  4. Bien nettoyer votre peau avec de l’eau et du savon.

 

Nous vous conseillons donc d’être vigilants lors de vos promenades en forêts et d’appliquer les mesures de prévention usuelles (vêtements longs, souliers fermés, crème DEET, utiliser les sentiers) et ajouter une observation de votre peau. Ceci dit, vos activités de plein-air ne devraient pas être compromises par ces avertissement, soyez seulement plus vigilants.

 

L’équipe Médicina.

 

Sources: www.professionsante.ca (juin 2017)
Portail santé mieux-être du MSSS: http://sante.gouv.qc.ca (juillet 2017)
Source photo: https://canlyme.com/fr/mesures-preventives-contre-la-maladie-de-lyme/identification-des-tiques/

«ATCHOUM!!» : Les allergies saisonnières – Par Renée Bazin, infirmière clinicienne

Aussi appelées rhinite allergique ou rhume des foins, les allergies saisonnières causent bien du désagrément à qui en souffre.

Quoique non-contagieuses, les allergies saisonnières sont extrêmement fréquentes (20 à 25% des Canadiens en sont atteints).

Périodes d’allergies saisonnières

  • Début printemps (mi-mars-fin-juin) : bouleaux, érables, peupliers
  • L’été (fin mai – mi-octobre) : graminés
  • L’automne (fin juillet à octobre) : herbes à poux

Les symptômes, les plus fréquents.

  • Écoulement ou congestion nasale.
  • Éternuements à répétition.
  • Toux.
  • Larmoiement, rougeurs dans les yeux.
  • Maux de tête.
  • Démangeaisons dans le nez, gorge, palais.
  • Maux de gorge.
  • Voix rauque.

Et plus encore…(les personnes atteintes de votre entourage sauront vous le dire!)

Conseils

  • Privilégiez les sorties très tôt le matin ou tard le soir et évitez de sortir lorsqu’il y a beaucoup de vent.
  • Gardez les fenêtres fermées.
  • Utilisez un climatiseur.
  • Portez des lunettes de soleil lors des sorties.
  • Évitez de faire sécher le linge à l’extérieur.
  • Lavez vous souvent les cheveux et les mains (ils transportent le pollen).
  • Ne tondez pas vous-même la pelouse (ou du moins portez un masque).
  • Lavez fréquemment les draps de lit (et faire sécher à la sécheuse bien sûr) et utilisez une housse anti-acariens pour votre oreiller et matelas.
  • Vérifiez les prévisions pollen de votre région.

 

Traitement

Plusieurs traitements antihistaminiques en vente libre sont recommandés pour des soins de première ligne. Ces traitements sont faciles d’accès et très souvent des plus efficaces pour des symptômes légers à modérés.

Par contre, s’ils sont insuffisants ou vos symptômes sont plus graves ou vous avez des doutes sur le diagnostic, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre équipe médicale.

«Aïe! Aïe! Bobo…Maman, Papa au secours!» Par Renée Bazin, infirmière clinicienne

Petit Guide 101 du bobo

C’est bien connu, papa et maman seront bien sollicités durant la belle saison pour guérir petits et gros bobos des enfants. Entre le bras égratigné près de la piscine, le genou écorché des premières prouesses à vélo du petit dernier, les ecchymoses… par où commencer?

1ere étape : observation du dit bobo. (On consolera et rassurera bien sûr l’enfant d’abord et avant tout!!!)

Localiser l’endroit de la plaie et évaluer la grandeur, le saignement (s’il y a lieu), la profondeur et la peau environnante.

2e étape : Nettoyer la plaie

Cette étape est des plus importante, elle permet de bien visualiser la plaie et prévenir l’infection ainsi que de déloger tous les petits débris qui ont pu s’y amasser.

Comment procéder à cette étape?

D’abord et avant tout, s’il y a un saignement actif, veuillez utiliser une gaze propre et appliquer une compression pendant quelques minutes afin d’arrêter le saignement.

Ensuite, choisir le bon produit de nettoyage.

Dans tous les cas, vous êtes gagnant à utiliser de l’eau saline.

Bien irriguer la plaie de façon à laisser écouler les saletés.

S’il y a du sang séché, la solution de peroxyde sera efficace à aseptiser la plaie et à déloger les débris de sang séché.

L’alcool à friction n’est jamais une bonne solution de nettoyage.

Si vous n’avez aucun de ces produits à la maison, sachez que le lavage à l’eau clair et savon doux sera une bonne solution de rechange.

3e étape : Panser le bobo

Une fois bien nettoyée, observez de nouveau la plaie. Une fois nettoyées, les plaies mineures paraissent déjà moins impressionnantes.

Évaluez de nouveau la grandeur, la profondeur, le saignement et la peau environnante.

Si tout semble sous contrôle, c’est-à-dire que la plaie est superficielle et propre, il est indiqué d’appliquer un pansement sec (diachylon) afin de couvrir, prévenir les infections et augmenter la rapidité de guérison de la plaie (disons-le, ceci offre également le plus grand des réconforts aux tous petits.)

Une application d’une crème antibiotique peut aussi être pertinente dans le premier 24h.

Appliquez ensuite de la glace 10 min/h afin de réduire l’inflammation et soulager la douleur au besoin.

4e étape : Demander de l’aide

Raisons pour lesquelles vous devriez consulter :

  • Plaie au cuir chevelu.
  • Saignement actif qui ne cesse pas au bout de 5 minutes.
  • Insertion d’un corps étranger dans la plaie.
  • Si vous jugez que la plaie nécessite des points de sutures (dans ce cas, sachez que vous avez 6h pour obtenir les soins requis).

 

En vous souhaitant que le mot «bobo» ne résonne pas trop souvent dans vos oreilles cet été!

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L’arthrose, c’est quoi?

L’arthrose est une usure des articulations qui amène la dégradation du cartilage, la prolifération osseuse et la formation de kystes dans les os.

Elle touche le plus souvent les hanches, les genoux, les mains, les pieds et la colonne vertébrale.

L’arthrose se présente habituellement après l’âge de 45 ans, mais elle peut se présenter plus tôt également.

 

Les principaux facteurs de risque :

  • L’âge
  • Les antécédents familiaux
  • Les lésions répétées à une articulation (dues aux sports pratiqués ou à des tâches répétitives)
  • L’obésité
  • Une autre forme d’arthrite

 

Les symptômes

Principalement de la douleur locale et de la difficulté à effectuer certains mouvements

 

Évolution

Certaines arthroses évoluent rapidement, d’autres lentement. L’apparition de la limitation des mouvements (ankylose) et les déformations sont l’élément majeur.

 

Traitement

  • Mise au repos de l’articulation pendant la période douloureuse
  • Les orthèses permettent de soutenir l’articulation, donc diminue la douleur
  • La pratique d’activités physiques adaptées est recommandée
  • Dans le cas d’obésité, la perte pondérale soulage et retarde l’évolution de l’arthrose

 

Les médicaments utilisés sont :

Analgésiques, anti-inflammatoires, visco-suppléments (Synvisc) pour le genou seulement et les infiltrations dans l’articulation.

La physiothérapie est souvent utile car elle permet de repousser l’ankylose et de soulager en renforçant les muscles de l’articulation.

En dernier recours, la chirurgie peut être la solution si le traitement médical échoue.

Votre médecin est le meilleur guide pour le choix de la solution.