Retour à l’école: méfiez-vous des poux! par Renée Bazin, infirmière clinicienne

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Pour plusieurs, le retour à l’école de nos petits poux est un moment bien attendu. Par contre, on redoute tous le moment d’ouvrir le sac d’école et de retrouver une lettre d’alerte aux vrais poux !!!

 

 

Plus scientifiquement appelés Pediculus humanus capitis, les poux existent depuis toujours. Il est bien connu que ces petites « bibittes » se transmettent par contact:

 

  • Habits
  • Brosse à cheveux
  • Tuque/casquette/bandeau à cheveux
  • Col, foulard

 

Les poux ne sont pas dangereux, ils ne transmettent pas de maladie et ne sont pas le résultat d’une mauvaise hygiène. Ce sont de minuscules insectes qui ne volent pas et ne sautent pas comme le croit la pensée populaire.

 

La lente (œuf) est pondue à la base du cheveu, souvent derrière les oreilles et près de la nuque. L’éclosion se produit 5 à 10 jours après la ponte et on doit compter 7 jours pour que les larves atteignent l’âge adulte.

 

 

Au secours, ça pique…quoi faire?

 

D’abord et avant tout, prenez une bonne respiration et évitez de paniquer!

 

Les symptômes: Démangeaisons intenses

Lente (œuf) à 6 mm du cuir chevelu

Rougeur à l’emplacement de chaque nouvelle piqûre.

 

L’examen de la tête: Placer la tête de l’enfant sous une bonne lumière.

Mouiller les cheveux (afin que le peigne glisse facilement)

Séparer les cheveux mèche par mèche à l’aide d’un peigne fin.

Bien observer du front jusqu’à la nuque.

Dès que vous voyer un œuf ou un insecte, cessez l’examen et            optez pour un traitement.

 

*Il est inutile de traiter les autres membres de la famille en prévention. Par contre, un examen de la tête quotidien doit être fait pour toute la famille ou toutes les personnes susceptibles d’avoir été en contact avec la personne infectée. Vous devrez les traiter aux premiers signes.*

 

Pour plus d’information sur les traitements, vous rendre directement à votre pharmacie.

 

Voici également un lien utile où vous trouverez tous les bons conseils concernant les mesures à prendre pour procéder à un bon traitement et un bon nettoyage:

 

www.sante.gouv.qc.ca/probleme-de-sante/poux

 

Bonne rentrée 🙂

 

source image: http://blog.appystore.in/health-wellbeing/5-home-remedies-for-itchy-scalp-in-your-child/

Le « Baby Blues »

Qui n’a pas déjà entendu une histoire triste, dramatique ou parfois cocasse concernant cette période unique dans la vie de parents, les 6 mois qui suivent l’arrivée de bébé.


Ça se passe bien, ça se passe mal, c’est la grande joie ou les difficultés mais c’est quasi toujours intense d’une façon ou d’une autre. Ça change la vie comme on dit. Mais qu’est-ce que c’est au juste le ”babyblues” dans tout ça? Est-ce que toutes les femmes sont atteintes? Démystifions l’expression.

Tout d’abord, il faut différencier le babyblues, qui est un trouble mineur et très transitoire de l’humeur, de la dépression du post-partum (signifie post-accouchement). Cette dernière peut se prolonger et résulter en invalidité significative et en conséquences à long terme.
 En effet, le babyblues est commun, transitoire, affecte 30 à 80% des femmes suite à l’accouchement. Ceci se présente habituellement avec une instabilité de l’humeur, pouvant aller de l’exultation à la tristesse, insomnie, crises de pleurs, irritabilité, anxiété etc……..symptômes apparaissant à la 2ième ou 3ième journée post partum, ayant son pic à la 5ième journée et disparaissant habituellement en 2 semaines. Ouff…..ça doit raviver certains souvenirs à quelques uns (unes).

La dépression du post partum est beaucoup plus sérieuse, se présentant avec tous les symptômes typiques de la dépression (tristesse, insomnie, perte du plaisir, perte d’appétit, perte d’énergie, idées noires etc…). Cette dépression affecte environ 10% des femmes et peut apparaître jusqu’à 6 mois après l’accouchement. Cette atteinte peut durer plusieurs mois et avoir des conséquences importantes sur la maman et toute la famille. Cette dépression est traitée comme toutes les autres dépressions, à l’aide de médicaments, psychothérapie et même hospitalisation dans certains cas.

Alors….qu’est-ce qui cause tout ça?

On croit que certaines femmes aurait une fragilité génétique, plus ou moins certains facteurs de risque ( grossesse ou accouchement compliqué, manque de support social, statut socio-économique défavorable, privation de sommeil….) qui pourraient précipiter les symptômes de babyblues ou de dépression. Le risque de refaire une dépression si l’on en a fait une à la première grossesse est de 40%, vs 20% si on en a pas fait.

Bon…peut-on prévenir? Parfois oui, en réglant les problèmes au fur et à mesure, en ayant le support approprié et en se préparant autant que possible au grand changement qui s’en vient. Cependant il y a parfois des imprévus qui nous dépassent, et alors il ne faut pas hésiter à rechercher et accepter toute l’aide possible pour faire de cette expérience de la vie, une expérience qui demeure positive et constructive.

Dre Anne Leclerc

 

source image: http://www.tfec.ca/wp-content/uploads/2014/07/Postpartum-depression-cropped.jpg

Les maux de ventre chez l’enfant.

Lorsque nous nous retrouvons comme parent avec un enfant ou bébé qui semble souffrir de douleur abdominale, bien des inquiétudes se pointent à l’horizon.

Est-ce grave? Devons-nous consulter? Que faire?Dans les causes les plus communes chez le jeune enfant, il y a tout d’abord la constipation. Les raisons peuvent être multiples mais surtout reliées au mode d’alimentation et au manque d’hydratation. L’enfant qui a eu une expérience de défécation douloureuse avec des selles dures peut par la suite simplement se ”retenir” et ceci cause un amas de selles dures douloureuses dans le rectum. La constipation est très fréquente chez les enfants; environ 25% des enfants vont en souffrir et ce problème représente 3% des demandes de consultation en pédiatrie. Les cas plus difficiles à traiter sont suivis en gastro-entérologie et ce problème de santé peut représenter 30% de la clientèle d’un gastro-entérologue pédiatrique. Fréquent vous dites?

Vient aussi la fameuse gastro-entérite virale, se présentant avec fièvre, diarrhées, vomissements. La plus grande complication de la ”gastro” est la déshydratation, surtout chez les petits bébés. Il ne faut pas hésiter à consulter si on doute que l’enfant est déshydraté en raison de vomissements et de diarrhées répétées. Parfois on réussit à ré-hydrater avec quelques trucs tels suppositoires de Gravol et solutions de ré-hydratation mais parfois un soluté doit être installé en milieu hospitalier.

Une cause qui fait peur: l’appendicite.

Sachez tout d’abord que les appendicites surviennent surtout entre l’adolescence et 40 ans. Plutôt rare chez les jeunes enfants. Les différences avec la ”gastro”: l’appendicite débute souvent avec fièvre et perte d’appétit, suivi de vomissements et évidemment douleur abdominale au bas du ventre à droite. La présence de diarrhée suggère davantage une gastro. De même, la gastro survient souvent en épidémie alors si tout le monde est atteint autour, beaucoup moins suspect pour une appendicite!

Finalement, une autre cause non négligeable de mal de ventre: l’infection urinaire, qui survient plus fréquemment chez les filles. À l’âge de 8 ans, 8% des petites filles auront eu une infection urinaire contre 2% des garçons

N’hésitez pas à contacter votre médecin de famille pour tout renseignement supplémentaire.

 

 

source image:http://www.doctortipster.com/wp-content/uploads/2014/09/Abdominal-Pain-in-Kids-Treatment-and-Remedies.jpg

Votre enfant est-il vraiment un surdoué ?

La célèbre association Mensa, qui n’accepte comme membres que les gens les plus intelligents, c’est-à-dire au QI supérieur à 98% du reste de la population, a établi sur son site britannique une liste pour permettre aux parents (de toute façon déjà convaincus de la supériorité intellectuelle de leur progéniture) de se vanter un peu ! Selon le site, un enfant surdoué présente typiquement plusieurs de ces traits de caractère :

Votre enfant pose beaucoup de questions

Les prodiges sont curieux de nature : si vous êtes bombardée quotidiennement de questions commençant par « Comment »« Qu’est-ce que »« Où »« Pourquoi » ou « Quand », c’est un signe.

En revanche, les répétitions en rafale de « On est arrivés ? » et « Mais pourquoooiii ? » ne sont pas des indicateurs très fiables d’un développement cognitif avancé, autant vous l’avouer tout de suite.

Votre enfant a une excellente mémoire

Ce qui n’est pas d’une grande aide lorsque vous avez dit du mal de votre belle-mère devant lui et qu’il décide de s’en rappeler six mois plus tard, quand elle vient pour le week-end, et de tout lui répéter, naïvement bien sûr…

Votre enfant a le sens de l’humour

Pour les enfants comme pour les adultes, le sens de l’humour est une notion assez subjective. Ce n’est pas parce que votre fils de sept ans caricature de façon hilarante les tics de sa grand-mère (votre belle-mère) que celle-ci appréciera le spectacle.

Votre enfant lit des livres

Pas besoin de lui raconter une histoire le soir : c’est plutôt votre fille qui vous lira un conte de fées pour vous endormir. Quant au roman de Marc Lévy que vous projetez d’emmener sur la plage cet été, n’y comptez pas ! Votre enfant a beaucoup plus d’ambition que cela pour vous. Ce sera la Pléiade ou un prix Nobel de littérature… ou rien !

Votre enfant préfère la compagnie des adultes à celle des enfants

D’accord, c’est un signe, mais c’est notre cas à tous, non ?

Votre enfant est au courant des affaires du monde

Vous vous souvenez du nom de de ce dictateur… dans ce pays… mais si ! Pas loin du Mexique, à moins que ce soit l’Indonésie ? Celui qui veut déclarer la guerre à Machin-chose, le président élu à vie de la République de Syldavie, ou Moldovie, ou Poldavie ? Pour des histoires de pétrole, ou de canne à sucre ? Non ? Vraiment ? Ça ne vous revient pas ? Eh bien votre enfant, ce prodige, le sait, lui. Vous feriez mieux de dépoussiérer un peu votre culture générale.

Votre enfant a des loisirs inhabituels et une connaissance approfondie de certains sujets

Est-ce qu’il joue du sitar ? Est-ce qu’il regarde les avions passer et les classe par constructeur, compagnie aérienne ou type de propulsion ? Peut-il vous expliquer comment les bactéries servent à la fabrication du fromage ? Si oui, rassurez-vous : ce n’est pas qu’il est bizarre, ou voué à se sentir exclu toute sa vie. C’est juste un génie.

Votre enfant a un vocabulaire étendu

Il ne dit pas « C’est Mathieu qu’a commencé » ou « Va-t’en, je t’aime plus ! », mais plutôt : « Mathieu a provoqué la rixe » et « Prends le large, parce que je commence à ressentir une certaine antipathie à ton endroit ». Et vous vous posez toujours des questions ?

Votre enfant est un leader naturel

Il aime organiser des activités de groupe, par exemple. Parfait, vous n’avez plus à vous occuper de vos prochaines vacances, tout est réglé !

Votre enfant a tendance à remettre en cause l’autorité

Ça, c’est vraiment ennuyeux. Vous êtes certaine de toujours vouloir faire un enfant surdoué ? La normalité n’a jamais semblé plus séduisante…

 

 

source article et image:https://fr-ca.etre.yahoo.com/votre-enfant-est-il-vraiment-un-surdou%C3%A9-085147174.html

FAUT-IL LAISSER COURIR LES ENFANTS ?

« Contrairement à la croyance populaire, les activités intermittentes d’intensité élevée, comme les séances d’entraînement par intervalles qu’on fait en préparation pour les courses de fond, conviennent parfaitement aux pré-pubères », affirme Guy Thibault, professeur associé au département de kinésiologie de l’Université de Montréal.

Tout sport où l’ossature est mise en charge – comme la course, la gymnastique ou le soccer – améliore la résistance des os. « Mais ce sont les activités pratiquées avant la puberté qui ont l’effet persistant le plus important, et de loin », précise M. Thibault, auteur d’En pleine forme : conseils pratiques pour s’entraîner et persévérer, paru aux éditions Vélo Québec.

De plus, « des mesures par résonnance magnétique nucléaire indiquent que l’aptitude à refaire ses réserves d’énergie (ou ATP) après un bref effort intense est très développée chez les enfants et qu’elle diminue pendant la puberté », fait valoir le spécialiste.

Il est vrai que jogger peut rebuter les enfants, surtout si l’intensité varie peu. « Mais est-ce une raison pour priver un enfant de faire des courses de fond si tel est son véritable désir ?, demande M. Thibault. Je ne crois pas. »

COURIR COMME UN LAPIN

Blaise Dubois, physiothérapeute fondateur du site La Clinique du coureur, a créé des programmes de course pour enfants, où ils doivent courir comme des tortues (lentement), puis comme des lapins (rapidement), en alternance. « J’ai deux filles qui font ce programme depuis qu’elles ont 3 et 5 ans, dit-il. Elles adorent ça. »

Le tiers des enfants sont en surpoids en Amérique du Nord, rappelle M. Dubois. « C’est un gros problème, observe-t-il. Notre objectif est de motiver les jeunes à faire des activités de toutes sortes, dont la course. Il faut évidemment que ce soit ludique, que les enfants aient du plaisir à le faire. »

Limiter les enfants à courir 1 km jusqu’à 8 ans, comme le préconise la Fédération québécoise d’athlétisme, est aberrant, estime M. Dubois. Des enfants de 6 ans ont terminé le P’tit Marathon (1 km) de Montréal en moins de six minutes, l’an dernier. C’est bien peu, comparé à l’effort demandé par un match de soccer…

« Les enfants doivent faire une heure d’activité physique par jour, rappelle le physiothérapeute. Ça ne veut pas dire qu’ils doivent courir, mais il y a des enfants qui aiment ça. Souvent, ils fractionnent les distances, courent vite, marchent un peu, recourent vite, etc. »

VARIER LES SPORTS

L’idéal consiste à varier les sports pratiqués par les enfants. « La spécialisation hâtive est un important facteur de l’abandon précoce de la pratique sportive, indique M. Thibault. En revanche, des enfants initiés très tôt à la pratique d’activités physiques ont plus tendance à faire du sport en vieillissant. »

Noalie et Anasoleil, les filles de M. Dubois, participent à plusieurs des Mini-Marathons parrainés par La Clinique du coureur, cet été. « Elles n’ont pas énormément de talent, mais elles ont beaucoup de plaisir à courir, assure leur père. Il arrive souvent qu’on coure à la maison, en allant à l’école ou au soccer. »

 

 

 

Source article: http://plus.lapresse.ca/screens/41a1ac84-53d2-d266-a837-220eac1c606d%7C6X~gbgR6wBmw

Source image: http://naturalrunningcenter.com/2012/03/11/learn-watching-children-run/

Les enfants qui écoutent davantage la télé dorment moins

Plus les enfants écoutent la télévision, moins ils dorment, démontre une étude réalisée par des chercheurs américains auprès de 1800 enfants âgés de six mois à huit ans.

Les scientifiques de l’université Harvard et de l’hôpital MassGeneral ajoutent, dans les pages du journal médical Pediatrics, que la présence d’un téléviseur dans la chambre à coucher de l’enfant est aussi associée à une réduction du sommeil, surtout chez les enfants membres de minorités.

L’étude démontre que chaque heure supplémentaire passée devant la télévision retranche sept minutes à la durée quotidienne du sommeil. L’impact semble plus important chez les garçons que chez les filles.

Les enfants membres de minorités ethniques ou raciales étaient nettement plus susceptibles de dormir dans une pièce où on retrouve un téléviseur, et parmi ces enfants, la présence du téléviseur correspondait en moyenne à 30 minutes de sommeil de moins chaque jour.

Les auteurs de l’étude précisent que leurs conclusions appuient celles de recherches antérieures, de moindre envergure.

Un manque de sommeil peut avoir un impact négatif sur la santé mentale et physique.

 

 

source article et photo: http://www.lapresse.ca/vivre/sante/201404/15/01-4757908-les-enfants-qui-ecoutent-davantage-la-tv-dorment-moins.php

Cancer de la rétine : un dépistage chez le nourrisson grâce à la photo

Un chercheur américain a remarqué l’apparition d’une pupille blanche sur les photos de son enfant. Après avoir mené des recherches, il s’est aperçu que c’était un signe de rétinoblastome, une tumeur maligne de la rétine.

Des taches blanches apparaissent sur les pupilles de votre bébé quand vous le prenez en photo ? Ce reflet, appelé leucocorie, pourrait être un signe de rétinoblastome, un cancer de la rétine qui touche essentiellement le nourrisson et le jeune enfant de moins de cinq ans. Cette maladie est assez rare, elle concerne un enfant sur 15 000 à 20 000 naissances, mais le diagnostic arrive souvent avec retard, lorsque les parents remarquent une baisse de vision ou le fait que leur bébé louche.

Aux États-Unis, les parents de Noah, trois ans, ont remarqué la fameuse tâche blanche sur certaines photos de leur enfant. Le père, Bryan Shawn, étudiant en chimie à l’université de Harvard, a mené son enquête et publié un article à ce sujet avec ses collègues sur la revue médicale PlosOne. Leur étude suggère que la leucocorie survient dès les stades les plus précoces du rétinoblastome. Lorsque la maladie est diagnostiqué tôt, les chances de préserver l’œil de l’enfant, voire sa vie dans certains cas, augmentent considérablement.

 

Des conditions particulières

 

Les chercheurs préviennent toutefois les parents : la leucocorie n’est pas toujours présente sur les photos, tout dépend de l‘angle de prise de vue. Pour l’apercevoir, il faut que le reflet de la lumière du flash touche la zone précise de la rétine où se trouve le cancer, sans être réfléchi par la rétine elle-même. Il faut également que la lumière soit tamisée et que la fonction anti-yeux rouges soit désactivée sur l’appareil photo. Bryan Shawn rappelle que la leucocrie est un signe d’alerte, pas de diagnostic, et que de nombreuses tâches blanches peuvent apparaitre sur les pupilles à cause de l’appareil, pas de la maladie.

À suivre…

 

 

source image: La société canadienne du rétinoblastome

source:http://www.topsante.com/maman-et-enfant/bebe/sante-de-bebe/cancer-de-la-retine-un-depistage-chez-le-nourrisson-grace-a-la-photo-50257

Les maux de ventre chez l’enfant

Lorsque nous nous retrouvons comme parent avec un enfant ou bébé qui semble souffrir de douleur abdominale, bien des inquiétudes se pointent à l’horizon. Est-ce grave? Devons-nous consulter? Que faire?Dans les causes les plus communes chez le jeune enfant, il y a tout d’abord la constipation. Les raisons peuvent être multiples mais surtout reliées au mode d’alimentation et au manque d’hydratation. L’enfant qui a eu une expérience de défécation douloureuse avec des selles dures peut par la suite simplement se  »retenir » et ceci cause un amas de selles dures douloureuses dans le rectum. La constipation est très fréquente chez les enfants; environ 25% des enfants vont en souffrir et ce problème représente 3% des demandes de consultation en pédiatrie. Les cas plus difficiles à traiter sont suivis en gastro-entérologie et ce problème de santé peut représenter 30% de la clientèle d’un gastro-entérologue pédiatrique. Fréquent vous dites?

Vient aussi la fameuse gastro-entérite virale, se présentant avec fièvre, diarrhées, vomissements. La plus grande complication de la  »gastro » est la déshydratation, surtout chez les petits bébés. Il ne faut pas hésiter à consulter si on doute que l’enfant est déshydraté en raison de vomissements et de diarrhées répétées. Parfois on réussit à ré-hydrater avec quelques trucs tels suppositoires de Gravol et solutions de ré-hydratation mais parfois un soluté doit être installé en milieu hospitalier.

Une cause qui fait peur: l’appendicite. Sachez tout d’abord que les appendicites surviennent surtout entre l’adolescence et 40 ans. Plutôt rare chez les jeunes enfants. Les différences avec la  »gastro »: l’appendicite débute souvent avec fièvre et perte d’appétit, suivi de vomissements et évidemment douleur abdominale au bas du ventre à droite. La présence de diarrhée suggère davantage une gastro. De même, la gastro survient souvent en épidémie alors si tout le monde est atteint autour, beaucoup moins suspect pour une appendicite!

Finalement, une autre cause non négligeable de mal de ventre: l’infection urinaire, qui survient plus fréquemment chez les filles. À l’âge de 8 ans, 8% des petites filles auront eu une infection urinaire contre 2% des garçons.