Une heure de télé par jour suffit aux enfants pour prendre du poids

Les enfants de maternelle ou de première année qui passent seulement une heure par jour devant la télévision sont plus susceptibles d’avoir des problèmes de poids que ceux qui y consacrent moins de 60 minutes, démontre une étude américaine.

Les chercheurs ont mesuré la taille et le poids de plus de 10 000 enfants, en plus de questionner leurs parents sur leurs habitudes de télévision. Ils ont refait le même exercice un an plus tard.

Leurs résultats révèlent que les enfants américains qui fréquentent la maternelle regardent, en moyenne, 3,3 heures de télévision par jour. Les enfants de maternelle et de première année qui regardaient entre une et deux heures de télévision par jour avaient un indice de masse corporelle nettement plus élevé que ceux qui n’en regardaient que moins de 60 minutes, même en tenant compte de facteurs comme le statut socioéconomique et l’ethnicité.

Les enfants qui regardaient la télévision une heure par jour augmentaient de 50 à 60 % leur risque d’embonpoint et de 58 à 73 % leur risque d’obésité, comparativement à ceux qui la regardent moins d’une heure par jour.

 

De plus, les enfants qui regardaient plus d’une heure de télévision par jour étaient 39 pour cent plus susceptibles de commencer à souffrir d’embonpoint et 86 pour cent plus susceptibles de commencer à souffrir d’obésité entre la maternelle et la première année.

L’Académie américaine de pédiatrie tolère tout au plus deux heures par jour passées devant un écran pour les enfants et les adolescents. Elle prévient toutefois que même cette limite est peut-être trop élevée.

L’étude a été présentée en fin de semaine au congrès annuel de l’Académie américaine de pédiatrie, à San Diego.

 

 

source image et article :http://www.lapresse.ca/vivre/sante/enfants/201504/27/01-4864811-une-heure-de-tele-par-jour-suffit-aux-enfants-pour-prendre-du-poids.php

Bientôt une crème pour effacer les tatouages ?

Un étudiant en médecine affirme avoir développé un prototype de crème capable de «gommer» les tatouages. Les dermatologues sont sceptiques.

 

Il existera peut-être bientôt une alternative au laser pour effacer les regrettés tatouages de jeunesse. Alec Falkenham, un jeune Canadien de 27 ans, étudiant en médecine à l’université d’Halifax, a annoncé la semaine dernière avoir mis au point une simple pommade capable de «gommer» l’encre des tatouages.

Alec Falkenham, concepteur de la crème.

Une solution non-invasive

La technique du tatouage consiste à perforer l’épiderme de la peau pour y injecter de l’encre ce qui stimule alors une réponse immunitaire: des cellules appelées «macrophages» migrent vers la zone tatouée pour absorber les corps étrangers et les éliminer par le système lymphatique. Mais certaines se fixent sur place, gorgées d’encre, rendant le tatouage visible.

Le doctorant s’est justement intéressé a ces cellules, rapporte son université dans un communiqué. Sa crème ciblerait ces macrophages infiltrés dans la peau pour les faire disparaître. Le mécanisme précis n’est toutefois pas très clair et n’a fait l’objet d’aucune publication scientifique. Le chercheur ne précise pas non plus combien d’applications seraient nécessaires pour gommer un tatouage ni dans quelle mesure sa disparition serait bien complète. Il explique simplement être en train de tester son invention sur des oreilles de cochon.

Scepticisme du côté des experts

David Farhi, dermatologue et ancien chef de clinique au service de dermatologie – vénéréologie de l’hôpital Cochin à Paris, reste d’ailleurs sceptique et évoque une «belle histoire marketing». Le médecin, qui a pu se confronter directement aux explications sommaires fournies par Alec Falkenham, attend des preuves scientifiques. «Il ne faut pas s’enthousiasmer trop vite. On ne peut pas parler de découverte tant que cette technique n’a pas fait l’objet d’une publication scientifique. A ce jour, le laser reste l’unique possibilité pour effacer un tatouage», conclut-il.

Une crème capable de se débarrasser d’un tatouage serait pour cette raison une vraie révolution: ce serait une solution non-invasive, indolore et garantie sans cicatrices, contrairement aux traitements actuels au laser. Cette technique consiste effectivement à rouvrir l’épiderme pour aller détruire le pigment, ce qui provoque une réaction inflammatoire, voire des cicatrices.

4 dollars par centimètre carré!

«Alec est un pionnier dans ce secteur», s’enthousiasme Andrea McCormick, son responsable de doctorat, «Il est arrivé avec une idée qui avait une réelle applicabilité mais à laquelle personne n’avait jamais pensé». Le professeur travaille avec l’université pour faire breveter la technologie de l’étudiant. «L’étape suivante sera de développer cette crème en un produit qui pourra être mis sur le marché».

«Je n’ai pas encore de date exacte mais je peux déjà dire que le prix défiera toute concurrence. Le coût d’une séance au laser varie en moyenne de 80 à 300 dollars selon la surface alors que ma crème coûtera moins de quatre centimes par centimètre carré de peau à traiter, soit environ 4 dollars pour une zone de 10 centimètres sur 10 centimètres», détaille Alec Falkenham. A condition bien sûr que le produit miracle annoncé soit bel et bien efficace. Ce qui reste encore à démontrer.

 

source article et image: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/02/20/23425-bientot-creme-pour-effacer-tatouages

Plus on passe de temps à travailler et plus l’on boit

 Travailler plus de 48 heures par semaine serait préjudiciable pour la consommation d’alcool.

Les urgentistes se sont battus pour que leur temps de travail ne dépasse plus 48 heures par semaine. Ils ont eu raison: au-delà de ce temps de travail, le risque d’avoir une consommation d’alcool problématique est augmentée de 12%! C’est que révèle l’analyse d’une série d’études portant sur 40 000 personnes réparties dans 14 pays, publiée le 13 janvier dans la revue médical The British Medical Journal.

Une consommation à risque d’alcool correspond à plus de 14 boissons alcoolisées par semaine pour une femme, et plus de 21 pour un homme, notent les auteurs. La référence pour une boisson est généralement l’«unité» d’alcool, soit 10 grammes d’alcool pur, correspondant à un verre standard (verre de bistrot ou de bar) comme par exemple un petit verre de whisky (3 centilitre ou cl), un verre de vin (10 cl à 12°) ou une chope de bière (25 cl à 5°).

Selon les chercheurs, l’augmentation de la consommation est la même quel que soit le sexe, l’âge ou le métier des individus. Au total, sur les 14 pays concernés, plus de 2 millions de personnes seraient ainsi à risque de consommer trop d’alcool. Un nombre impressionnant mais à relativiser. «Il faut se rappeler que le travail, aussi pénible soit-il, expose moins les individus à l’alcool que le chômage», rappelle le professeur Michel Lejoyeux, psychiatre addictologue à l’hôpital Bichat à Paris. La perte d’emploi et le chômage sont depuis longtemps reconnus comme des facteurs favorisant l’alcoolisme. A contrario, le risque d’abus d’alcool en raison d’un excès de travail est faible dans l’absolu, mais justifie un examen attentif, relève Cassandra Okechukwu, de l’Ecole de santé publique d’Harvard (États-Unis).

Ce que ça cache

«La durée du temps de travail est un indicateur de pénibilité qui montre que nous ne sommes plus dans une relation normale au travail. Mais il faut surtout analyser pourquoi l’alcool est consommé», estime de son côté Michel Lejoyeux. «Ainsi, nous voyons de plus en plus de femmes dans des situations de surmenage professionnel et de stress à la maison qui boivent de l’alcool pour son effet euphorisant, qui va masquer les premiers signes de fatigue. À l’opposé, des professions confrontées aux horaires décalés vont boire de l’alcool pour pouvoir dormir», poursuit-il.

Plus que le temps de travail, l’addictologue met en cause certaines habitudes d’intégration au groupe qui passent forcément par la consommation d’alcool. Même si la loi a récemment évolué et précise que les entreprises françaises peuvent désormais restreindre la consommation de boissons alcoolisées, les habitudes de pots au boulot sont bien ancrées. Seulement 20% des salariés ne participent à aucun pot dans l’année, selon un sondage réalisé par l’Institut de recherches scientifiques sur les boissons en 2014. Le nombre de pots moyens annuel dans les entreprises est de trois. Lors de ces pots, la consommation d’alcool demeure la règle. «Les esprits doivent évoluer. La consommation d’alcool ne doit plus être un condition pour faire partie du groupe», conclut Michel Lejoyeux.

 

 

source article et image: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/01/14/23255-plus-on-passe-temps-travailler-plus-lon-boit

L’iPhone: anxiété de séparation?

Être séparé de son iPhone aurait des impacts tant psychologiques que physiologiques, selon les résultats d’une étude.

 

Depuis 2011, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère les ondes émises par les téléphones comme potentiellement cancérigènes. Mais si être proche de son mobile peut s’avérer nocif pour la santé, en être éloigné, également. Ne pas avoir son iPhone à portée de main engendrerait de vrais symptômes d’anxiété pouvant amener à une perte de concentration, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université du Missouri et publiée sur Science Daily début janvier.

Une équipe de scientifiques a mesuré la pression sanguine et la tension artérielle de 208 étudiants en journalisme invités à dresser une liste de tous les états des Etats-Unis. Pour ne pas fausser les résultats, ils ont expliqué aux participants que l’expérience visait à tester un nouveau tensiomètre sans fil. A mi-parcours, ils leur ont annoncé qu’il était préférable de laisser les iPhones à l’entrée de la pièce, «pour ne pas créer d’interférence avec le matériel médical», et ont demandé aux étudiants de recommencer le test à zéro. Alors même que les volontaires tentaient de réaliser une seconde fois l’exercice sans leur iPhone, les scientifiques les ont appelés, faisant se déclencher la sonnerie de leur mobile, un après l’autre.

Lors de la seconde expérience, les participants ont tous déclaré avoir ressenti de la «panique» ainsi qu’une importante augmentation de leur niveau de stress, lié au fait de ne pas pouvoir répondre à leur mobile lorsqu’il sonnait. Les tensiomètres ont quant à eux affiché une accélération de la pression sanguine et cardiaque chez la majorité des volontaires. Conséquence: ils ont été déconcentrés et ont, par la suite, éprouvé de sérieuses difficultés à dresser la seconde liste.

«Une extension de l’être»

«Les utilisateurs d’iPhone devrait éviter de garder leur mobile avec eux en permanence. Certaines situations quotidiennes requièrent une grande dose d’attention et de concentration et le caractère anxiogène d’une séparation “forcée” entre un utilisateur et son iPhone impacte négativement la performance lors de tâches intellectuelles, c’est très inquiétant», déclare Russel Clayton, doctorant à l’école de journalisme du Missouri et directeur de l’étude. «Pour certains, l’iPhone est devenu une extension de l’être, à tel point que lorsqu’ils en sont séparés, certains utilisateurs se sentent comme “diminués”; s’en suit un état physiologique négatif», ajoute-t-il, en précisant que l’expérience a porté sur des possesseurs d’iPhone uniquement, mais que les constatations pourraient vraisemblablement s’étendre aux détenteurs de n’importe quel smartphone, d’une manière plus générale.

Ce syndrome qui touche un grand nombre de personnes tout en restant peu connu, porte un nom: « nomophobie », ou «angoisse d’être éloigné de son smartphone». Apparue en 2008 au Royaume-Uni quand un premier institut de sondage s’est penché sur la question, cette «pathologie» touchait 63% des Américains en 2013. Ils auraient avoué «ne pas pouvoir passer plus d’une heure sans leur smartphone». En France, un sondage LFOP réalisé en 2013 affirmait que 58% des Français se déclarent «dépendants» à leur smartphone. Et si on déconnectait?

 

 

 

source article et image: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/01/15/23264-liphone-rend-il-bete

À tout âge, il vaut mieux courir que marcher

Les seniors qui courent régulièrement conservent une bonne mobilité plus longtemps que les marcheurs, y compris ceux qui marchent au moins trois fois par semaine.

 

Pour rester jeune, courez! Cet exercice serait bien plus bénéfique que la marche à en croire une étude américaine. Des chercheurs des universités Colorado à Boulder et Humboldt à Arcata en Californie ont en effet comparé les bénéfices d’une marche régulière et de la course à pied sur la santé des seniors et les résultats sont sans appel.

Les individus qui courent régulièrement se déplacent beaucoup plus facilement que les autres personnes de leur âge, dépensant aussi peu d’énergie qu’un jeune adulte de 20 ans! Alors qu’une pratique régulière de la marche n’offre pas cette garantie. Avec le temps, les sorties sont plus lentes, plus fatigantes et les personnes perdent inexorablement en mobilité.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont recruté 30 volontaires de 70 ans environ, hommes et femmes, dont la moitié courait et l’autre marchait au moins trois fois par semaine pendant plus de trente minutes et depuis au moins six mois. Ils leur ont demandé de marcher sur un tapis roulant à trois vitesses différentes entre 2,5 et 6,5 km/h et ont calculé l’énergie dépensée pendant cet exercice. Ils ont renouvelé les mesures avec des personnes du même âge mais sédentaires et des jeunes adultes afin de comparer les résultats.

Ils ont alors constaté que les coureurs ont un métabolisme équivalent à celui qu’ils avaient à 20 ans pour marcher, bien plus performant que celui des marcheurs. Cela ne remet pas en cause le bénéfice de la marche, positive à bien des égards pour le cœur, en cas de diabète, de surpoids ou encore de dépression mais pour ce qui est de préserver l’âge, la course fait donc bien mieux!

Le bénéfice serait réel même en commençant tard

Cette différence n’est pas due à une plus grande souplesse ou agilité puisque l’analyse mécanique des foulées montre qu’elles ne sont pas plus nombreuses ou plus longues. Pour les auteurs, les raisons de cette forme olympique sont à rechercher dans les cellules musculaires.

«Un exercice intense préserve le bon fonctionnement des mitochondries, les petites centrales des cellules qui permettent de produire l’énergie nécessaire, dans les fibres musculaires et cela malgré l’âge. Cet entretien permet aux muscles de continuer à travailler très efficacement pour d’autres exercices comme la marche», explique Justus Ortega, auteur principal de l’étude. Et la bonne nouvelle, c’est que le bénéfice serait réel même en commençant tard. Certains participants n’ayant pas couru pendant soixante ans de leur vie avant de s’y mettre.

«Tout le monde ne doit pas pour autant se sentir obligé de courir, tempère le Pr François Carré, professeur de physiologie cardiovasculaire à Rennes et président du club des cardiologues du sport. Il faut en avoir envie et s’en sentir capable. En cas d’appréhension, commencer progressivement par deux séances courtes par semaine pour tester sa tolérance à l’effort qui est tout à fait individuelle puis augmenter le rythme. L’exercice doit rester modéré. Si des douleurs ou un essoufflement désagréable surviennent, alors il faut ralentir. Et surtout, avant de se lancer, vérifier que sa masse musculaire garantit une bonne stabilité en tenant par exemple en équilibre sur un pied les yeux fermés car c’est elle qui permet de se rattraper en cas de chute», rappelle-t-il.

Pour lui, marcher régulièrement en alternant avec des phases de trottinement est déjà un très bon entraînement. «Il est certain qu’un exercice un peu plus intense est toujours mieux qu’un exercice trop modéré!», conclut-il.

 

 

source image et article: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/01/05/23223-tout-age-il-vaut-mieux-courir-que-marcher

L’addiction vu par un court métrage

Dans un court métrage d’animation, Andreas Hykade résume avec une simplicité glaçante le concept d’addiction. 

La vidéo dure cinq minutes. Pendant ces cinq bonnes minutes, qui pourront vous paraître longues, on suit dans un univers composé d’une sobre ligne noire, ce qui ressemble à un oiseau. Sur sa route, il croise une pépite en or, et s’en délecte. À chaque fois, en réaction à ce qu’il vient de prendre, il court, saute, s’envole de manière extatique, puis retombe. Et plus le court métrage avance, plus la chute est dure et les répercussions noires.

L'addiction vue par un court métrage glaçant par konbini

La séduction des talons hauts étudiée scientifiquement

Des tests réalisés dans différentes situations montrent que les hommes socialisent plus rapidement avec les femmes lorsqu’elles sont juchées sur des talons.

Dans l’arsenal des armes de séduction féminine, les hauts talons figurent en bonne place. Curieusement, l’impact sur le comportement masculin de ce signal sexuel n’avait pas encore été étudié par les scientifiques. Un chercheur français vient de corriger cette lacune.

Nicolas Guéguen, professeur en sciences du comportement à l’Université de Bretagne-Sud à Vannes, est l’auteur de nombreux travaux et de plusieurs livres sur la science de la séduction. Dans les Archives of Sexual Behavior, il dévoile une série d’expériences montrant les différences de comportement chez les hommes en fonction de la hauteur des talons d’une femme. «Une femme est jugée plus belle et plus attirante avec des talons. Or des milliers d’études montrent que c’est un facteur suffisant pour accroître l’aide des hommes envers elle», explique-t-il au Figaro.

Un effet croissant

Devinez, par exemple, quel est le pourcentage de réussite d’une jeune femme de 19 ans portant des talons plats lorsqu’elle demande à un homme seul (âgé de 25 à 50 ans environ), croisé dans la rue, s’il est d’accord pour répondre à quelques questions sur l’égalité hommes-femmes? Presque 50 % (14 accords sur 30 contacts). Faites-lui maintenant porter des talons (noirs) de 5 cm de haut: le taux de participation à l’étude grimpent à 63 % (19 sur 30). Poussez jusqu’à 9 cm, et vous obtenez l’accord de 25 hommes sur 30 (83 %).

Les femmes insensibles à «l’effet hauts talons»

Plus étonnant encore, le Pr Guéguen a demandé à quatre femmes de morphologie identique (environ 1,67 m pour 55 kg) et vêtues de la même façon de mener la même expérience en interpellant cette fois 45 hommes et 45 femmes. Pas de surprise pour les hommes, de nouveau plus disposés à collaborer avec les plus hauts talons (81 %) qu’avec les chaussures plates (41 %). En revanche, «l’effet hauts talons» ne s’observe pas auprès des passantes. Leur collaboration reste autour de 30 %, quelle que soit la hauteur des talons portés par l’enquêtrice.

Lors d’une troisième expérience, une jeune femme faisait tomber un gant de son sac à main au moment où elle croisait un passant. Résultat: 93 % des hommes réagissaient dans les 10 secondes pour signaler la perte à une femme à hauts talons, contre 61 % avec des talons plats. Chez les femmes croisées, là aussi, pas d’influence des talons, l’aide dans les dix secondes avoisinant les 50 %. La démarche des femmes en fonction de la hauteur de leurs talons a déjà été étudiée grâce à des capteurs lumineux réparties sur leur corps. «Des hommes âgés en moyenne de 24 à 28 ans devaient regarder ces séquences de points lumineux et évaluer les degrés de féminité et d’attrait de l’allure, explique le Pr Guéguen. Ils devaient également estimer l’âge de la personne. Les résultats montreront que les talons ont conduit à juger la déambulation de points lumineux comme plus féminine, plus attrayante et plus jeune».

Hauts talons, vêtement rouge et tatouage…

Car c’est bien de séduction qu’il s’agit. «Une recherche récente (non encore publiée) a montré que la photo de profil allant des épaules aux genoux d’une même femme prise alors qu’elle avait ou pas des talons hauts suffit pour que des hommes la trouve plus jolie, plus attrayante, plus sexy, ayant une plus jolie poitrine et augmente le désir des hommes pour un rendez-vous avec elle», explique le chercheur français. Mais il souligne aussi que l’utilisation de son capital érotique peut être à double tranchant pour une femme, en raison du «risque de harcèlement de certains hommes qui se méprennent sur ses intentions». Sans en avoir conscience une femme qui porte un vêtement rouge ou un tatouage est par exemple jugée plus disponible sexuellement! Des pierres de plus dans le champ des signaux sexuels mal interprétés par certains hommes à qui la notion de consentement échappe.

Même assise, une femme à hauts talons attire d’avantage

Dans une dernière expérience, Nicolas Guéguen et son équipe notaient méticuleusement le temps qu’il fallait à des hommes présents dans un bar de Vannes (trois bars en l’occurrence) pour s’adresser à une femme qui venait d’entrer, un vendredi ou un samedi soir, entre 20h30 et minuit. Les 36 femmes de l’étude avaient entre 20 et 28 ans, étaient vêtues de la même façon à l’exception de leurs chaussures. Elles avaient pour seule instruction de croiser leurs jambes de façon à ce que celles-ci soient visibles. Un bon moyen de faciliter le contact, semble-t-il, puisque qu’en portant des hauts talons, les femmes étaient abordées en moyenne moins de 8 minutes après leur entrée, alors qu’elles devaient attendre près du double (14 minutes) sans talons. Et 12 minutes avec des talons de 5 cm. Le diable est décidément dans le détail.

 

 

source article et image: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/11/24/23091-seduction-talons-hauts-etudiee-scientifiquement

Les dix commandements de l’insomniaque

Ces conseils constituent des éléments importants d’une bonne hygiène du sommeil et sont suggérés pour les patients souffrant d’insomnie avant même de mettre en place une médication ou un autre traitement.

1. Maintenez la plus grande régularité possible dans vos heures de sommeil. Réglez d’abord votre heure de lever et couchez-vous le soir lorsque vous ressentez le besoin de dormir. Même si c’est très tard dans la nuit, les heures de coucher finiront par se régulariser progressivement.

2. Maintenez la plus grande régularité possible dans vos heures d’exposition à la lumière et à la noirceur. Exposez-vous le plus possible à la lumière solaire le jour. Dormez dans la noirceur et demeurez dans la lumière tamisée la nuit si vous sortez du lit.

3. Détendez-vous mais évitez de faire une sieste si vous ressentez de la fatigue importante au cours de la journée.

4. Évitez d’utiliser de l’alcool ou des drogues pour vous endormir.

5. Quittez votre chambre si vous vous réveillez la nuit et que vous avez du mal à vous rendormir. Détendez-vous dans la lumière tamisée d’une autre pièce jusqu’à ce que vous ressentiez le besoin de vous rendormir. Évitez les activités stimulantes (ménage, travail, courriel, Internet) en pleine nuit.

6. Résistez à tout prix au désir de regarder l’heure la nuit ! Réglez votre réveil pour qu’il sonne à l’heure voulue et régulière de votre levée le matin.

7. Évitez l’utilisation excessive de substances stimulantes au cours de la journée (à moins de prescription médicale).

8. Réservez votre chambre à coucher pour le sommeil (et les activités sexuelles). Bannissez-en le travail, la télévision, le i-pad, les cellulaires et toute autre activité stimulante.

9. Dormez dans un environnement calme, sombre, tempéré et bien ventilé.

10. Planifiez un temps de repos et de loisirs tous les jours, particulièrement en soirée.

 

 

Source image: http://www.fmed.ulaval.ca/site_fac/faculte/actualites/detail-de-l-actualite/l-insomnie-une-affaire-de-famille/af436b6139ecb20c8da4d7bdae80eeb1/

Source article: http://fondationsommeil.com/les-traitements-linsomnie/

Accro au café ? C’est dans vos gènes

Cette découverte pourrait remettre en cause la règle des 5 tasses par jour maximum.

 

Vous êtes de ceux qui enchaînent les «petits noirs» toute la journée? Il semblerait que vos gènes soient en partie responsables. Le trait est un peu fort mais une étude américaine parue dans Molecular Psychiatry montre qu’au moins huit variants génétiques sont associés à une forte consommation de café au quotidien.

Des chercheurs réunis au sein d’un consortium international d’étude génétique sur le café et la caféine ont en effet analysé le génome de près de 120.000 personnes buvant chaque jour du café, une demi-tasse pour certains et plus de 15 tasses pleines pour d’autres. Objectif: trouver des gènes du café comme d’autres cherchent des gènes associés à la prise d’alcool ou de cannabis.

Vitesse d’élimination

Mission accomplie puisqu’ils ont trouvé huit variants génétiques associés aux consommations les plus élevées. Parmi eux, six sont impliqués dans le métabolisme de la caféine et son effet psychoactif. «Ils sont associés à une élimination plus rapide de la caféine dans le sang et à un renforcement de son effet stimulant», explique le Dr. Marilyn Cornelis de l’Ecole de santé publique de Harvard (États-Unis) et coordonnatrice de l’étude. Pour elle, ces résultats confirment l’existence d’une «variabilité individuelle à l’effet de la caféine du fait de la génétique qui peut influencer la consommation de café, comme c’est le cas pour le tabac ou l’alcool».

Pas de quoi, toutefois, se sentir dépossédé de sa propre volonté puisque, selon les chercheurs, ces huit variants ne détermineraient le fait de boire du café qu’à hauteur de… 1,3 %. Le reste étant dicté par le contexte, le goût, ou encore la recherche d’un effet psychostimulant. «Ce chiffre peut paraître faible mais il est significatif et équivalent à celui retrouvé avec l’alcool ou le tabac, clarifie Marilyn Cornelis. Cela peut par exemple expliquer pourquoi quelqu’un reprend toujours une demi-tasse après tout le monde», illustre-t-elle.

La norme de cinq tasses remise en cause

Ces résultats montrent aussi qu’il est inutile de recommander un niveau de consommation idéal identique pour tout le monde. «Une personne se sentira bien après une tasse quand une autre aura besoin d’en boire quatre», rappelle-t-elle.

Le chiffre de cinq tasses par jour est habituellement retenu comme un maximum. Il est issu d’études sur les bénéfices et les risques de cette boisson mais «certaines personnes pourraient bénéficier davantage des effets positifs du café et de la caféine sur la santé en diminuant ou en augmentant leur consommation pour l’adapter à leur physiologie», analyse Marilyn Cornelis.

Outre ses propriétés psychostimulantes (augmentation de la concentration, de l’attention, des performances cognitives), le café semble associé à la survenue plus tardive de certaines pathologies comme la maladie de Parkinson et Alzheimer, certains cancers ou le diabète de type 2. Mais des doses trop élevées de caféine (au delà de huit ou neuf tasses en général) peuvent entraîner tachycardie, nervosité et troubles du sommeil.

 

 

source image et article:http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/10/17/22938-accro-cafe-cest-dans-vos-genes

Comment diagnostique-t-on un cas d’Ebola?

 
Les symptômes d’Ebola sont peu spécifiques et ressemblent à ceux de la grippe. Pour distinguer les cas suspects des simples fièvres sans gravité, les médecins ont une arme : savoir si le patient revient d’une zone à risques.

 

Des parents qui enlèvent leur enfant de l’école parce qu’un de leur camarade revient de Guinée. Des Bourses européennes qui chutent, notamment les valeurs liées au transport aérien et au tourisme. La Commission européenne qui demande des comptes au ministère de la Santé espagnol, après la contamination d’une infirmière à Madrid… La psychose Ebola pourrait ne pas épargner l’Europe, malgré les appels au calme lancés par les autorités sanitaires.

Une étude de la Commission européenne concluait pourtant, fin septembre, que le risque d’une propagation de l’épidémie en Europe restait «extrêmement faible». En cause, le mode de contamination et la qualité des systèmes de santé occidentaux.

Faiblement contaminant

La maladie, rappellent les experts, n’est que peu contagieuse. La transmission interhumaine se fait à partir des «5 S»: sperme, selles, sang, sueur, salive. Mais il faut que ces liquides organiques soient suffisamment chargés en particules virales, ce qui n’est le cas que lorsque des symptômes sont présents, ou au contact du corps d’une victime. Quand au «taux de reproduction de base», soit le nombre maximum de personnes contaminées par un malade en moyenne, il est extrêmement bas: chaque malade d’Ebola est susceptible de contaminer 2 autres personnes, contre 10 pour une personne souffrant des oreillons voire 18 pour un cas de rougeole.

Quant à la qualité de systèmes de santé européens, elle permet, en théorie, de maîtriser très vite un début d’épidémie, en surveillant étroitement pendant les 21 jours que peuvent durer l’incubation les personnes ayant été en contact avec un malade. «C’est la plus grosse difficulté en Afrique», témoigne Noël Tordo, directeur de l’unité des stratégies antivirales à l’Institut Pasteur. «L’homme tombé malade aux États-Unis revenait du Liberia, l’infirmière espagnole avait soigné un malade d’Ebola. Ce sont des cas à risque très identifiés», et des procédures ont été mises en place pour les identifier et les isoler très vite. Problème, aux États-Unis comme en Espagne, les médecins consultés dans un premier temps, pourtant informés que leurs patients avaient été en contact avec des malades d’Ebola, les avaient renvoyés chez eux avec un simple traitement contre la fièvre.

Des symptômes peu spécifiques

Il est difficile de diagnostiquer Ebola sur de simples signes cliniques car les symptômes «ne sont pas très spécifiques», convient le Pr Yazdan Yazdanpanah qui dirige le service des maladies infectieuses à l’hôpital Bichat, l’un des 10 centres français aptes à recevoir des malades d’Ebola. Car les symptômes peuvent, du moins au début, faire penser à un syndrome grippal: fièvre supérieure à 38° et fatigue. Seul un test sanguin réalisé dans un laboratoire spécialisé permet de confirmer, ou non, la présence du virus. Mais il est évidemment exclu de réaliser des tests biologiques à la moindre fièvre. «C’est pourquoi la notion d’exposition au virus est très importante», ajoute le Pr Yazdanpanah.

«Si un patient nous arrive avec un syndrome fébrile, nous commençons par lui demander s’il vient d’un pays à risque. En l’occurrence Guinée, République démocratique du Congo, Liberia, Nigeria et Sierra Leone. Si c’est le cas, on téléphone à l’Agence régionale de santé qui déclenche la procédure appropriée», explique le Dr Jean-Louis Bensoussan, généraliste. «Aujourd’hui, le message est très précis. On ne va pas faire une prise de sang à tous les gens qui ont de la fièvre, de même qu’on ne fait pas passer un scanner à tous nos patients qui ont mal à la tête!»

«Il faut rester serein et lucide», ajoute son confrère et vice-président du syndicat de médecins généralistes MG France, le Dr François Wilthien. «Nous serons très inquisiteur devant tout syndrome fébrile, en demandant au patient d’où il vient, avec qui il vit, etc. Mais si par malheur l’épidémie grippale arrive tôt cet hiver, cela pourrait mettre une belle pagaille dans le système sanitaire.»