Se réveiller sous anesthésie : un cauchemar bien réel

Ce type d’événement indésirable a lieu dans près d’un cas sur 20.000. Rare, mais traumatisant.

Des bruits de pas, du monde, les paroles d’un chirurgien… Sandra vient de se réveiller au beau milieu d’une opération d’orthodontie sous anesthésie générale. Incapable de bouger ou de s’exprimer, elle est terrorisée et croit mourir. Personne ne se rend compte de son état. Personne ne la croira non plus lorsqu’elle racontera cet épisode.

Voilà un récit typique des 300 rapports de réveil conscient sous anesthésie générale collectés par des chercheurs britanniques. Ils viennent de mener la plus vaste enquête jamais réalisée sur ce problème rare, mais traumatisant.

Le projet NAP5 (National Audit Project) a été mené par le Collège royal des anesthésistes et l’Association des anesthésistes de Grande-Bretagne et d’Irlande. Il a mobilisé la totalité des 375 hôpitaux publics du Royaume-Uni et d’Irlande qui, entre 2012 et 2013, ont rapporté tous les événements de ce type déclarés spontanément par des patients. Ce travail colossal a permis de déterminer la fréquence de ces incidents, mais aussi leurs causes identifiables et leurs conséquences. Des données publiées dans Anaesthesia et le British Journal of Anaesthesia.

Facteurs de risques

«Il s’agit d’un vrai sujet, un phénomène connu et mal appréhendé», reconnaît Francis Bonnet, vice-président de la Société française d’anesthésie et de réanimation. «Nous savons qu’au cours de ces événements très rares, le patient a une perception réelle de son environnement pendant quelques minutes et s’en souvient à l’issue de l’opération, immédiatement ou dans les jours qui suivent, précise-t-il. C’est presque toujours un événement psychologiquement traumatisant.»

D’après les auteurs britanniques, ce type de réveil intempestif, rarissime, surviendrait au cours d’une anesthésie générale sur 19.600. Mais plusieurs facteurs augmentent le risque, à commencer par l’utilisation de myorelaxants au cours de l’opération ; le taux passe à alors à un réveil pour 8000 anesthésies, contre un pour 136.000 quand l’anesthésiste se passe de ces produits.

«Ils sont très souvent utilisés au cours des opérations pour permettre le relâchement des muscles afin d’intuber le patient, d’accéder à certains organes, par exemple dans l’abdomen, et pour éviter des gestes involontaires du patient », détaille Francis Bonnet. Lorsqu’un myorelaxant a été donné, aucun mouvement ne permet d’alerter l’anesthésiste en cas de réveil débutant.

Plus de risques pendant une césarienne

D’autres facteurs sont associés à ces réveils, car ils compliquent le travail de l’anesthésiste: une obésité, des voies aériennes mal dégagées ou encore une situation d’urgence. Le fait d’être une jeune femme et l’utilisation du thiopental sont d’autres éléments favorisants. Une femme qui subit une césarienne sous anesthésie générale et cumule à peu près tous ces facteurs risque donc de se réveiller dans un cas sur 670! «Les traumatismes ou la césarienne en urgence sous anesthésie générale sont en effet des situations à risque de réveil, car des événements comme une hypotension liée à une hémorragie ou encore la nécessité de contrôler rapidement les voies aériennes peuvent amener à induire une anesthésie moins profonde», confirme Francis Bonnet.

L’expérience peut être lourde de conséquences, avec des séquelles psychologiques à long terme dans environ la moitié des cas, selon les Britanniques. Il se peut qu’une douleur ou un tiraillement soient ressentis, mais les patients sont dans la plupart des cas placés sous morphine, la douleur est donc modérée. Dans l’étude, 18 % des personnes ont évoqué une douleur, moins traumatisante cependant que les difficultés à respirer à cause de l’intubation ou le fait de se sentir totalement paralysé.

«Elle a senti l’incision»

«Il s’agit effectivement d’un événement traumatisant», estime le Dr Soraya Chabbouh, anesthésiste à l’hôpital Cochin à Paris. Au cours de sa carrière, deux patientes lui ont rapporté de telles expériences. «L’une s’est réveillée au début d’une opération pour une hernie discale après avoir été endormie dans une autre salle puis déplacée dans le bloc opératoire. Elle a senti l’incision. Dix ans après, sa qualité de sommeil était toujours altérée et elle continuait à faire des cauchemars. Il y a moins de deux ans, une autre patiente m’a raconté le même genre d’expérience à la suite d’une opération de gynécologie. Cela l’a d’autant plus effrayée que c’était la seconde fois que ça lui arrivait.»

Pourtant, 75 % de ces réveils seraient évitables selon les chercheurs britanniques, qui émettent 64 recommandations. «Nous proposons une “check-list” de tout ce qui doit être effectué et vérifié. Par exemple, il faut utiliser un stimulateur neuronal pour s’assurer que les myorelaxants n’ont pas inhibé totalement l’activité musculaire. Nous proposons aussi, quand c’est possible, de remplacer le thiopental par un autre produit. Enfin, nous insistons sur la prise en charge des patients en cas de réveil. L’indifférence du corps médical et de l’entourage peut aggraver le ressenti avec un risque de syndrome post-traumatique à long terme. Le patient doit être écouté et pouvoir bénéficier d’un accompagnement psychologique», détaille Jaideep Pandit, coordinateur principal de l’étude à l’hôpital universitaire d’Oxford.

Restent les 25 % d’éveils qui semblent inévitables. «Nous ne savons pas les expliquer. Il s’agirait d’une résistance du patient à l’anesthésie. Parmi ces personnes, 5 % avaient déjà connu un tel événement, eux-mêmes ou un membre de leur famille. Il faudrait donc peut-être aller regarder du côté des gènes», conclut Pandit.

 

 

 

Source article et image: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/09/22/22810-se-reveiller-sous-anesthesie-cauchemar-bien-reel

De brèves pauses luttent contre l’impact négatif de la position assise

Trois courtes marches de cinq minutes chacune suffisent à renverser les dommages causés aux artères des jambes par trois heures passées en position assise, affirment des chercheurs américains.

 

Le fait de rester assis pendant plusieurs heures chaque jour – le lot de dizaines de millions de personnes – est associé à des facteurs de risque comme une augmentation du taux de cholestérol et un élargissement du tour de taille, ce qui peut notamment mener à des problèmes cardiovasculaires.

De plus, le relâchement des muscles en position assise interfère avec une circulation sanguine efficace. Le sang peut alors s’accumuler dans les jambes et nuire à la capacité des artères de s’étirer en réponse aux battements du coeur.

Les chercheurs ont été capables de démontrer que cette élasticité de la principale artère des jambes – l’artère fémorale – était réduite de 50% après seulement une heure passée assis. Toutefois, les participants qui ont marché cinq minutes pour chaque heure assise ont pu préserver leur élasticité artérielle.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal Medicine & Science in Sports & Exercise.

 

source article et image:http://www.lapresse.ca/vivre/sante/201409/09/01-4798573-de-breves-pauses-luttent-contre-limpact-negatif-de-la-position-assise.php

Le venin d’abeille, de scorpion et de serpent lutterait contre le cancer

Le venin d’abeille, de scorpion et de serpent semble lutter efficacement contre le cancer, ont indiqué des chercheurs lundi, dans le cadre d’un congrès de l’American Chemical Society.

Le docteur Dipanjan San, de l’Université de l’Illinois, et ses collègues ont réussi à isoler et à synthétiser certaines substances actives du venin et à les injecter dans des particules microscopiques. Ces particules ont ensuite été utilisées pour détruire, en laboratoire, des cellules de cancer du sein et de mélanome.

Le docteur Pan a expliqué que ces particules, quand elles échappent à l’attention du système immunitaire, vont déposer leurs toxines directement dans les cellules cancéreuses, sans abîmer les cellules saines.

Le docteur Pan et ses collègues ont identifié plusieurs protéines et peptides contenus dans le venin d’abeille, de scorpion ou de serpent. Une fois isolées, ces substances peuvent se lier aux cellules cancéreuses pour en bloquer la croissance et la prolifération.

Par exemple, le venin de l’abeille domestique contient de la mélitine, une substance qui empêche les cellules cancéreuses de se multiplier. Une fois synthétisé et injecté dans des nanoparticules, le produit s’est rendu sécuritairement jusqu’aux cellules cancéreuses et les a empêchées de se reproduire.

Le docteur Pan souhaite maintenant explorer cette approche chez des souris et des porcs. Des études cliniques chez l’humain pourraient débuter d’ici trois à cinq ans.

 

 

source image et article:`http://www.lapresse.ca/sciences/medecine/201408/11/01-4790798-le-venin-dabeille-de-scorpion-et-de-serpent-lutterait-contre-le-cancer.php

«Co-dodo»: premier facteur de risque de mort subite chez les bébés

Le «co-dodo» ou sommeil partagé est le premier facteur de mort subite chez les bébés, particulièrement chez les nourrissons, affirme une étude américaine parue lundi.

Quelque 69 % des bébés victimes de mort subite dormaient avec un adulte dans le même lit lorsqu’ils sont décédés, constate cette étude publiée dans le journal Pediatrics.

L’étude se fonde sur des statistiques publiques regroupées à travers 24 États américains entre 2004 et 2012 et concernant 8207 morts de jeunes enfants durant leur sommeil.

Les chercheurs ont noté que les statistiques étaient différentes selon que les nourrissons étaient âgés de moins de trois mois ou âgés de 4 à 12 mois.

Quelque 73,8 % des nourrissons âgés de moins de trois mois victimes de mort subite faisaient du «co-dodo», contre 58,9 % des bébés de 4 à 12 mois.

Les bébés plus âgés retrouvés morts dans leur sommeil étaient le plus souvent sur le ventre, avec une couverture ou des peluches à proximité d’eux.

L’académie américaine des pédiatres recommande aux bébés de dormir sur le dos, sur une surface ferme, dans un berceau à côté de leurs parents, mais pas dans le même lit afin d’éviter tout risque d’étouffement.

 

 

source article et photo: http://www.lapresse.ca/vivre/sante/enfants/201407/14/01-4783799-co-dodo-premier-facteur-de-risque-de-mort-subite-chez-les-bebes.php

 

Épidémie dansante de 1518

 

 

Attendez un peu… épidémie de quoi? Épidémie de danse? Croyez le ou non, c’est bien vrai! Ce phénomène est décrit en médecine comme une hystérie collective. En psychologie, le terme d’hystérie collective s’applique à des phénomènes où les mêmes symptômes, hystériques ou ayant les mêmes caractères soudains et incontrôlables que l’hystérie, sont ressentis par tout un groupe de personnes  :

  • réactions de panique ressenties par des foules, des populations entières, par exemple à la réception de nouvelles concernant des maladies. Ce genre d’hystérie collective n’est pas à proprement parler une forme collective d’hystérie ;
  • comportements d’excessif enthousiasme ou d’excessive adulation de la part d’un groupe ;
  • situations dans lesquelles tout un groupe présente les mêmes symptômes somatiques, sans cause organique. Un cas fut observé en 1977 aux États-Unis, quand 57 membres d’un orchestre scolaire furent pris, après un événement sportif, de maux de tête, nausées, vertiges, évanouissements… Ne trouvant pas de cause organique, les chercheurs ont conclu à une réaction à la chaleur, dont avaient été victimes quelques-uns de ces musiciens et qui s’était étendue aux autres par suggestion émotionnelle. Le terme de «réaction de stress collective » est aujourd’hui préféré pour parler de phénomènes de ce genre.

Un des cas les plus notable d’hystérie collective demeure l’épidémie dansante de Strasbourg, qui eu lieu en juillet 1518.

L’épidémie débuta lorsqu’une femme, Frau Troffea, se mit à danser avec ferveur dans une rue de Strasbourg. Cela dura entre quatre et six jours. En une semaine, 34 autres personnes s’étaient mis à danser, et en un mois, ils furent aux alentours de 400. Certains décédèrent de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral ou d’épuisement.

Les documents historiques de l’époque, incluant des « notes des médecins, des sermons de la cathédrale, des chroniques locales et régionales, et même les billets émis par le conseil municipal de Strasbourg » indiquent clairement que les victimes dansaient. On ne sait toujours pas aujourd’hui pourquoi ces personnes se sont mises à danser jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Comme l’épidémie s’aggravait, des nobles concernés demandèrent l’avis des médecins locaux, ces derniers invoquant des causes astrologiques et surnaturelles, ainsi, aucune saignée ne fut effectuée. À la place, les autorités encouragèrent les danseurs en établissant un marché aux grains et en construisant une scène en bois. Ils pensaient alors que les malades, qui dansaient sans interruption jour et nuit, s’arrêteraient de danser une fois épuisés. Pour améliorer l’effet de la cure, les autorités embauchèrent des musiciens pour maintenir la danse des malades. Certains de ces malades furent pris en charge dans un temple afin de trouver un remède à leur étrange maladie.

Et vous, avez-vous déjà été témoin d’un phénomène d’hystérie collective?

sources: http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyst%C3%A9rie_collective

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pid%C3%A9mie_dansante_de_1518

Dangereux de laver le poulet cru, selon une agence britannique

L’Agence britannique de sécurité alimentaire (FSA) a lancé lundi un appel à la population pour qu’elle arrête de laver à grande eau la volaille crue avant de la cuire, afin d’éviter la dissémination de bactéries.

 

Dans une vidéo appelée «la vérité sur campylobacter», la FSA déclare la guerre à cette bactérie responsable d’infections intestinales en général bénignes, mais qui peuvent être fatales chez les très jeunes enfants, les personnes âgées et les individus immunodéprimés, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Environ 280 000 Britanniques sont affectés tous les ans par la bactérie, qui est la cause la plus courante de la gastro-entérite. Et quatre fois sur cinq, c’est la volaille qui est à l’origine du mal.

Dans ce contexte, la FSA s’alarme de nouveaux chiffres qui montrent que 44% des Britanniques lavent systématiquement le poulet à l’eau avant de le cuire. 36% des personnes le font pour «nettoyer» la volaille, un tiers pour «enlever les germes» et les autres tout simplement «parce qu’ils l’ont toujours fait».

 

Or c’est une pratique dangereuse, prévient la FSA, puisque cela «peut, par projection d’eau, disséminer la bactérie sur les mains, les vêtements, le plan de travail ou les ustensiles de cuisine».

«Nous lançons cette campagne parce que notre étude a montré que, même si les gens ont tendance à suivre les recommandations lorsqu’ils cuisinent la volaille en se lavant les mains et en s’assurant d’une bonne cuisson, ils sont nombreux encore à laver du poulet cru à l’eau», explique la directrice de la FSA, Catherine Brow.

«C’est un problème sérieux, ajoute-t-elle. La bactérie peut entraîner non seulement des maladies graves voire la mort, mais elle coûte des centaines de millions de livres tous les ans en congé-maladies et en dépenses de santé».

 

 

source article et image: http://www.lapresse.ca/vivre/sante/201406/16/01-4776165-dangereux-de-laver-le-poulet-cru-selon-une-agence-britannique.php

Le bilinguisme aurait des bienfaits à long terme sur la cognition

Le bilinguisme a un impact bénéfique à long terme sur la cognition, démontre une nouvelle étude.

Des chercheurs écossais ont analysé des données récoltées en 1936 auprès de 835 anglophones de la région d’Édimbourg. Les participants ont été soumis à un test d’intelligence en 1947, alors qu’ils étaient âgés de 11 ans, puis à un autre test entre 2008 et 2010, alors qu’ils entamaient leur huitième décennie de vie.

Deux cent soixante participants ont indiqué être en mesure de communiquer dans une langue autre que l’anglais, dont 195 qui l’avaient apprise avant l’âge de 18 ans et 65 après.

Ceux qui parlaient deux langues ou plus ont offert des performances cognitives nettement supérieures à ce à quoi on aurait pu s’attendre. L’impact positif le plus marqué a été décelé en intelligence générale et en lecture. Les bienfaits ont été décelés autant chez ceux qui ont appris une deuxième langue tôt dans leur vie, que plus tard.

L’étude est publiée par le journal médical Annals of Neurology.

 

 

source article et image: http://www.lapresse.ca/vivre/sante/201406/03/01-4772546-le-bilinguisme-aurait-des-bienfaits-a-long-terme-sur-la-cognition.php

Près de 70% des Américains infectés par des virus du papillome humain

Près de 70% des Américains sont infectés par des virus du papillome humain (VPH) mais seul un nombre infime d’entre eux sont responsables de cancers, selon des chercheurs aux États-Unis

 

Ces derniers ont détecté 109 souches différentes de ces virus sur les 148 connues, dans des échantillons de tissus provenant de la peau, du vagin, de la cavité buccale et des intestins de sujets adultes en bonne santé, selon leurs travaux présentés mardi lors de la conférence de l’American Society for Microbiology réunie à Boston.

Seuls quatre des 103 hommes et femmes dont l’ADN de leurs tissus a été rendu public dans les banques de données du gouvernement fédéral, analysées par les chercheurs, avaient l’un des deux types de VPH connus pour causer la plupart des cancers du col de l’utérus, de la gorge et aussi des verrues génitales.

«La faune microbienne des VPH chez les personnes en bonne santé est étonnamment plus vaste et complexe que ce que nous pensions», souligne Yingfei Ma, chercheuse à la faculté de médecine Langone de l’Université de New York, principal auteur de l’étude.

 

Selon elle, «davantage de contrôles et de recherches sont nécessaires pour déterminer comment les souches de ces papillomes ne provoquant pas de cancer interagissent avec celles responsables de tumeurs cancéreuses, les génotypes 16 et 18, et expliquer pourquoi ces souches provoquent un cancer».

Alors que la plupart de ces virus semblent jusqu’à présent inoffensifs et restent «dormants» pendant des années, leur présence en grand nombre dans l’organisme suggère un équilibre délicat dans lequel de nombreuses souches virales se neutralisent respectivement et évitent que d’autres, plus pathogènes, ne se multiplient de façon incontrôlée, expliquent ces chercheurs.

Les infections par ces virus paraissent se faire par le contact de la peau. Les VPH restent la source d’infection vénérienne la plus fréquente aux États-Unis. Selon les infectiologues, quasiment tous les hommes et toutes les femmes ont contracté certaines de ces souches virales à un moment de leur vie.

Ils estiment que les résultats de leur étude mettent en lumière des faiblesses dans les tests actuels de dépistage des VPH, conçus pour détecter seulement une dizaine de souches, les plus impliquées dans le développement du cancer du col de l’utérus.

Pour ces chercheurs, des méthodes de détection et de diagnostic plus larges sont nécessaires pour mieux évaluer «le véritable état infectieux des personnes avec des VPH».

Deux vaccins protègent les femmes contre les deux souches du VPH responsables de 70% des cancers du col de l’utérus. Ils sont administrés aux filles et jeunes femmes de neuf à vingt-cinq ans.

Pour leur étude, ces chercheurs ont analysé des données provenant du projet du microbiome humain des Instituts nationaux de la santé (HIH), qui mène des recherches sur les effets des micro-organismes sur la santé humaine.

 

 

source article et photo: http://www.lapresse.ca/vivre/sante/201405/20/01-4768224-pres-de-70-des-americains-infectes-par-des-virus-du-papillome-humain.php

Le syndrome de la tête qui explose

 
Au moment de s’endormir, certaines personnes entendent des coups de feu, des explosions ou des cris. Pourtant rien de tout cela n’est réel

 

Le syndrome de la tête qui explose… Avec un nom pareil, on s’attend à une pathologie particulièrement douloureuse. Mais non. En réalité, elle est bénigne et même indolore.

C’est une parasomnie: un trouble du sommeil qui survient lors de la transition veille/sommeil. Les personnes atteintes du syndrome de la tête qui explose souffrent d’hallucinations sonores ou même visuelles qui les réveillent. Elles entendent des bruits assourdissants et/ou peuvent être éblouies. Des phénomènes qui provoquent peur, stress et confusion. «Les personnes atteintes de ce trouble sont terrifiées car ce sont des expériences très intenses», confirme au Figaro le Dr Brian Shapless, professeur de psychologie à l’Université de l’état de Washington (États-Unis) et auteur d’une étude sur ce syndrome, publiée dans la revue Sleep Medicine Reviews.

Des événements surprenants

Face à ces bruits de porte qui claque, de feux d’artifices ou de fusillades, «certaines personnes évitent le moment du coucher ou même leur chambre, d’autres pensent qu’ils deviennent fou ou qu’ils font des attaques», affirme le psychologue.

Ces événements peuvent aussi engendrer des situations qui font sourire: «Un homme entendait une grosse explosion dans sa tête tous les soirs. En pensant que c’était les voisins qui claquaient la porte de l’ascenseur, il a écrit un mot mais les bruits ont continué. Après s’être disputé avec tous ses voisins, l’homme est parti à la campagne et là encore il a entendu les explosions», raconte au Figaro le Pr Isabelle Arnulf, neurologue et directrice de l’unité des pathologies du sommeil à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Toutefois, «ces phénomènes peuvent être le signe d’épilepsie ou être simplement des hallucinations, mais dans tous les cas il faut consulter», insiste la spécialiste.

Méconnue depuis plus d’un siècle

Bien que le syndrome de la tête qui explose ait été décrit il y a un siècle environ, les connaissances sont limitées car ce trouble est rare et les cas recensés sont tous différents. On ne sait pas qui des hommes ou des femmes, des jeunes ou des plus âgés sont les plus touchés. «Il n’y pas de profil type pour le syndrome de la tête qui explose», affirme le Dr Isabelle Arnulf.

Par ailleurs, les causes de cette parasomnie sont également inconnues. Des études évoquent le stress ou l’anxiété sans toutefois être catégoriques. Un constat qui a poussé le Dr Brian Shapless à «développer un questionnaire d’évaluation et collecter des données sur ce phénomène».

Et en matière de traitement, là encore le doute persiste. Des études montrent l’effet bénéfique de certains antidépresseurs mais la méditation ou la relaxation sont aussi efficaces. «Expliquer aux patients que c’est bénin suffit à le rassurer et à faire passer les hallucinations», concluent les deux spécialistes.

 

 

Source image et article: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/05/09/22325-syndrome-tete-qui-explose